Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

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Nous avions mis en ligne, il y a quelques mois, un article expliquant les raisons des disjonctions plus fréquentes avec le compteur/capteur Linky en raison du changement de puissance mesurée.
En effet, le Linky ne mesure plus la puissance active (kW) comme le faisaient les compteurs électromécaniques et électroniques, mais la puissance apparente (kVA).  Nous avons pu vous montrer qu’en fonction des appareils utilisés, et du phénomène de déphasage lié à la notion de cosinus phi, la mesure de la puissance soutirée n’était plus la même avec le Linky. Bien entendu, cela n’est pas à l’avantage du consommateur.

Il faut également savoir qu’avec l’arrivée du Linky, la disjonction en cas de dépassement de la puissance souscrite de l’abonnement, ne se produit plus de la même manière qu’avec les compteurs d’anciennes générations.

Pour faire simple, avec les compteurs électromécaniques et électroniques, c’est le disjoncteur qui était chargé de la disjonction en cas de dépassement de la puissance souscrite, désormais, avec le Linky, le disjoncteur est dispensé de cette fonction au profit de l’organe de coupure intégré au Linky.

Explications
Tout logement est pourvu d’un compteur et d’un disjoncteur, ce dernier se chargeant de disjoncter lorsqu’il y a dépassement de puissance. Que l’on ait un compteur électromécanique (bleu) ou électronique (blanc), le disjoncteur est le seul dispositif pouvant couper l’alimentation électrique d’un logement, le compteur électrique ne peut techniquement pas le faire.

Compteur électromécanique

Compteur électronique

 

Compteur Linky

L’une des grandes différences technologiques entre les anciens compteurs et le capteur communicant Linky est la présence d’un organe de coupure faisant office de disjoncteur.
L’organe de coupure se trouve au centre de l’image ci-dessous (détails internes du compteur Linky).

Exemple avec un logement ayant souscrit un abonnement à 6 kVA

Prenons un exemple concret pour démontrer l’arnaque utilisée par Enedis avec le cas d’un logement disposant d’un abonnement à 6 kVA, qui rappelons-le, était un 6 kW il y a quelques années, avant qu’Enedis ne change l’unité de mesure unilatéralement !

Dans un logement équipé d’un compteur classique (électromécanique ou électronique), la disjonction s’effectue sur l’intensité atteinte (exprimée en Ampères). Dans le cas d’un abonnement à 6 kVA (anciennement 6 kW), le disjoncteur est réglé sur 30 A. Un tableau de correspondance est disponible plus bas dans l’article.

Le même logement, désormais équipé d’un compteur/capteur Linky, ne réagira plus de la même façon. En effet, c’est désormais le compteur Linky qui va se charger de mesurer la valeur de l’abonnement mais il n’est plus calibré sur l’intensité (en Ampères), mais sur la puissance apparente (en kVA ou VA).
L’abonnement étant à 6 kVA, la disjonction interviendra à 6000 VA.

Comparons le fonctionnement des deux types de compteurs. L’un est calibré en Ampères, l’autre en VA (Volt Ampère). Or, une valeur de 30 A n’est pas égale à 6 kVA (ou 6000 VA).

Nous allons utiliser la formule de physique adaptée au calcul de la puissance, de l’intensité et/ou de la tension afin de vous démontrer l’arnaque d’Enedis vis à vis des consommateurs.

La formule physique est S = U x I
– S étant la Puissance apparente (Volts Ampères)
– U étant la Tension (Volts)
– I étant l’Intensité (Ampères)

Dans le cas des compteurs classiques, on multiplie la Tension (230 V) par l’Intensité (30A) maximum du disjoncteur. On obtient une valeur de 6900 VA (ou 6,9 kVA).

En ce qui concerne le compteur Linky, nous connaissons la Tension (230 V) et la Puissance Apparente (6 kVA ou 6000 VA), la formule  va nous permettre de calculer l’Intensité du courant. La formule consiste donc à diviser la Puissance (6000 VA) par la Tension (230 V), et cette fois nous trouvons une valeur de … 26,08 A.

 

 

Bilan des calculs

Avec les anciens compteurs les valeurs maximales avant disjonction étaient de 30 A ou 6900 VA, avec le Linky les valeurs sont désormais de 26 A et 6000 VA soient … 13% de moins.

Ci-dessous, les tableaux complets suivants le type d’abonnement avec compteur monophasé ou triphasés.

Et la comparaison entre les deux tableaux où l’on constate clairement la perte de 13%.

On peut donc affirmer que la puissance autorisée par les Linky est inférieure de 13% à celle des autres compteurs d’où les disjonctions fréquentes dès l’installation des Linky chez un grand nombre d’usagers.

Complément d’information sur un document de Next-Up.

Télécharger la version PDF de cet article.

 

Action nationale : mesures de la pollution rayonnante du Linky

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

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Dans le cadre d’une action nationale, nous sommes équipés pour quelques semaines d’un système de mesure de la LDE (Linky Dirty Electricity) fournit par l’Association Next-Up Organisation.

Ce système va permettre de mesurer la pollution rayonnante générée par la technologie Linky (compteurs et concentrateurs). La LDE est une conséquence des trames CPL délivrées par les compteurs et concentrateurs qui se superposent à la fondamentale du courant électrique à 50 Hz, et génèrent des harmoniques et interharmoniques sur tout le réseau électrique des habitations.

Cette électricité polluée fournie par Enedis, à pour conséquences non seulement de rayonner en champs électromagnétiques dans l’intégralité des logements, mais également de perturber le fonctionnement des appareils électriques.

Si vous êtes équipés d’un compteur Linky installé depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois, que vos voisins sont également équipés de Linky et que vous résidez en Ille-et-Vilaine (de préférence dans la région rennaise), vous pouvez nous contacter pour que l’on effectue les mesures de LDE à votre domicile.

Ces mesures sont entièrement gratuites et ne vous engagent à rien, nous n’avons rien à vendre, nous sommes des bénévoles, notre but étant de sensibiliser et d’informer la population.

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Rappel du fonctionnement de l’infrastructure Linky.
La LDE est générée par les échanges entre le concentrateur et les compteurs Linky, mais également entre les différents compteurs Linky.

 

Principe de superposition des trames CPL de type radiofréquence (plusieurs milliers de Hz) sur la fondamentale du courant électrique à 50 Hz.

Rappel des différents chiffres :

 

 

Linky permet d’espionner les logements

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Nous allons vous montrer, une fois de plus, qu’Enedis nous ment, quant à la capacité réelle de surveillance du compteur capteur Linky.

Regardons ce que nous dit le Directeur du Projet Linky, le fameux Bernard Lassus à ce sujet.
Interrogé sur RMC, le 1er avril 2016, par Jean-Jacques Bourdin.

A la question sur l’éventualité que le compteur puisse permettre de surveiller les habitudes des usagers, Bernard Lassus répond :

« C’est un compteur qui mesure des courants électriques et qui ne sait pas reconnaitre l’électron qui vient de la machine à laver, de la télévision, de votre fer à repasser ou autres. Ce n’est qu’un compteur, on a aucun intérêt à aller surveiller la vie des uns et des autres. Et sachez qu’on est énormément surveillés. On est presque comme un malade auquel on met énormément de capteurs.
Tout le monde nous surveille, la CNIL, les associations de consommateurs. »

Bernard Lassus parle de compteur, mais son grand patron, Philippe Monloubou, parle quant à lui de … capteur, ce qui a le mérite d’être clair !

« Notre métier évolue et nous sommes désormais un opérateur de big data qui va bientôt gérer 35 millions de capteurs connectés.»

Enedis est un opérateur de big data qui gérera bientôt 35 millions de capteurs

Et il récidive le bougre !

« Les compteurs intelligents tels que Linky sont autant de capteurs de données.»

Les compteurs intelligents tels que Linky sont autant de capteurs de données

Lors d’une émission sur France Info le 22 mai 2017, ce même Bernard Lassus, interrogé sur l’utilisation des données personnelles, répond :

« Il faut savoir que l’information que l’on véhicule, c’est simplement une consommation globale qui ne sait pas différencier l’utilisation que vous avez sur votre four ou d’autres équipements. « 

« Il est très difficile au travers de ce signal de savoir s’il y a une présence ou non. »

S’il voulait se moquer de nous, il ne s’y prendrait pas autrement !
Bernard Lassus dit clairement que le compteur/capteur Linky n’a aucune capacité pour déterminer quels appareils il mesure. En fait, il noie le poisson, si le compteur ne sait pas forcément quels équipements sont actifs, il n’en reste pas moins, qu’il collecte les informations avec une précision de 2 secondes (car c’est le taux de rafraichissement des données de consommation annoncé par Bernard Lassus, pour le fonctionnement du boitier ERL) et qu’il enregistre la courbe de charge avec un pas de 10 minutes.

Les données collectées, soit disant anonymes, contiennent des infos précises sur les signatures électriques des équipements et peuvent ensuite être analysées dans les centres de traitement des données d’Enedis à l’aide d’algorithmes fournis par des startup spécialisées dans le domaine.

 

Regardons désormais, du côté des spécialistes du domaine.

L’informaticien Ulrich Greveler s’est spécialisé dans l’analyse des données sur la consommation d’énergie.

Interrogé par l’équipe de l’émission Xenius sur Arte, Ulrich Grebeler, Docteur en génie des sciences de l’informatique de l’Université du Rhin Waal des sciences appliquées, déclare :

Qu’est-ce que l’électroménager peut bien révéler sur ses utilisateurs ?

« Les appareils récents qui communiquent les données en temps réel sont une source d’information à forte valeur ajoutée.
La précision est telle que nous pouvons reconnaitre toutes les configurations d’appareils.
A partir de la consommation que génère la luminosité d’un téléviseur par exemple, nous pouvons même identifier quel film visionne le téléspectateur.»

Les informations de consommation d’énergie transmises par les compteurs deviennent le miroir du mode de vie d’un foyer.
De quoi intéresser les groupes énergétiques mais également les entreprises commerciales, les commissions d’enquête et les cambrioleurs.

 

Yann Padova, chargé des compteurs communicants à la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), confirme que l’on est capable de déduire l’identité d’un équipement électrique car chaque appareil à une empreinte électrique.
Le message est clair, on peut, en analysant la courbe de charge de la consommation, en déduire à l’aide d’algorithmes, quels appareils sont utilisés car ils disposent tous d’une empreintes électriques les identifiants.

« Il existe des startup qui arrivent à déduire l’identité de votre équipement parce que chaque appareil à une empreinte spécifique.»

Si après cela, certains ne sont toujours pas convaincus qu’Enedis nous ment, et qu’il est donc techniquement possible de déduire une grande quantité d’informations très pertinentes provenant des collectes du Linky, sur nos habitudes de consommation …

Pour rappel, la CNIL précise qu’elle n’a aucun moyen de vérifier ce qu’il se passe dans le compteur, seul Enedis à la main dessus.

 

Effets du rayonnement des compteurs communicants sur la santé, et normes en vigueur

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Extrait, en version française, du film « Reprenez votre pouvoir (Take back your power) », à propos des normes de rayonnement de la densité de puissance (ou force du signal) selon les pays et les conséquences sur la santé.

Les effets sur la santé se produisent à des niveaux largement inférieurs aux normes en vigueur dans les différents pays du monde, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les pays occidentaux qui possèdent les normes les plus protectrices pour la santé des citoyens, bien au contraire. La France est l’un des pays, sinon le pays, où les normes dans ce domaine sont les plus laxistes au monde. Dans ces conditions, il est évident que les compteurs communicants respectent les normes en vigueur, puisqu’elles en peuvent pas être dépassées étant donné leur niveau extrêmement élevé.

Extrait, également du même film, des effets sur les patients soumis aux rayonnements des compteurs communicants. C’est effrayant !

Pour information, les essais ont été réalisés sur des compteurs communicants américains, dont la technologie et le fonctionnement sont relativement proches des compteurs communicants français Linky, Gazpar, Aquarius …

Le compteur Linky est-il piratable ?

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Le compteur Linky est-il ultra-sécurisé comme nous le dit Enedis et donc non-piratable ?

Enedis et la presse ne cessent de nous rabâcher que le compteur Linky est sécurisé voire ultra-sécurisé. Est-ce la réalité ou bien, peut-on légitimement en douter ?

Que dit Enedis à ce sujet ?

Plaquette, le compteur Linky tout simplement
Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper, détecter et juguler toute tentative d’intrusion.

Plaquette destinée aux parlementaires : Linky, le nouveau compteur communicant d’eRDF
Notre entreprise est très vigilante quant à la sécurité des données qui transitent dans la chaine numérique, du compteur Linky jusqu’à ses systèmes d’information. Les données qui circulent dans le système d’information Linky font l’objet d’un cryptage sur toute la chaine.
Une équipe dédiée à la sécurité du système au sein du programme Linky est quotidiennement mobilisée sur ce sujet. ERDF travaille en outre étroitement avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) : le système Linky respecte le référentiel de sécurité certifié par l’ANSSI.

Plaquette Linky destinée au public : Tout savoir sur le compteur Linky
Plaquette Linky
Le dispositif de sécurité mis en place est conforme à la réglementation.

Foire aux questions sur le Linky
Foire aux questions
Les données sont-elles sécurisées ?
Oui, les données sont sécurisées … Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper et détecter toute tentative d’intrusion dans le compteur.

Est-ce que le système informatique du compteur Linky est sécurisé ?
Oui … Le niveau de sécurité est parmi les plus élevés.

Interview de Gilles Rollet, Directeur Régional Enedis Poitou-Charente
Interview dans la Nouvelle République
Linky respecte l’ensemble des préconisations faites … de sécurité et de protection des données privées.

Interview Bernard Lassus, Directeur du projet Linky
Interview dans la Dépêche
Dans le cadre de la cybersécurité, nous avons collaboré avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information. Nous avons mis en place une cryptologie très forte des données, des systèmes contre les intrusions des hackers. Le système est vraiment sécure.

Interview Bernard Lassus sur RMC

Jean-Jacques Bourdin : Linky est un boitier connecté, il risque donc d’être piraté ?
Bernard Lassus : Alors là, Il faut savoir qu’on travaille avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information et on suit exactement l’ensemble des recommandations. Tous les signaux sont cryptés, il y a des éléments de technologie très avancés qui s’autodétruisent en cas d’intrusion massive.

Donc, si on croit Enedis, le système Linky est ultra-sécurisé, les hackers n’ont qu’à bien se tenir. La technologie française c’est quand même autre chose, elle ne craint pas le piratage !!!!

Pourtant, il y a … un très gros problème sur la chaine Linky.

En effet, le concentrateur, situé dans le local transformateur de quartier, n’est pas si sécurisé qu’Enedis veut bien le dire. Pourtant c’est lui qui pilote tous les compteurs Linky et qui se charge de la récupération et de l’envoi des données de consommation des logements.

Explications :

Le concentrateur (iTron PLCC MK3), que l’on voit ci-dessus, est un ordinateur sans écran, et comme tout ordinateur, il dispose de logiciels pour assurer son fonctionnement. Or, parmi eux, se trouve le logiciel Oracle Java.

La preuve en regardant la description technique du concentrateur iTron PLCC3G MK3 fabriqué dans l’usine de Cahors (46) dans laquelle il est stipulé que : « Le concentrateur est équipé d’une machine virtuelle Java qui permet de recevoir une application Java. »

Plaquette iTron PLCC3G (Mark3)

La documentation officielle du compteur Linky iTron prouve que c’est bien le concentrateur PLCC MK3 qui est l’équipement de communication du Linky.

Il ne fait aucun doute que ce concentrateur utilise Java, il est même indiqué que la collecte des données de comptage est réalisée par l’application Java !

Malheureusement, quel logiciel trouve-t-on à la première place des logiciels contenant le plus de failles de sécurité dans le classement mondial en 2015 ?
Le « vainqueur » est … Oracle Java, avec plus de 119 vulnérabilités recensées en 2015 dont la moitié des failles restent non corrigées !!!!
Cette information provient du cabinet Secunia, spécialiste mondial de la sécurité informatique.

Qu’en est-il de la France ?
Flexera, autre cabinet spécialisé dans la sécurité informatique, donne Oracle Java en seconde position des logiciels les plus exposés aux failles de sécurité sur le marché français en 2016, avec de nombreuses vulnérabilités, dont la moitié restent non corrigées.

Rapports Flexera (France)

Tout informaticien correctement formé, sait que Java est l’une des portes d’entrée préférées des hackers pour s’introduire sur un système informatique et en prendre la main. Enedis nous annonce pourtant que son compteur vert est ultra-sécurisé, alors même qu’il utilise Java au cœur de son système de communication, dans le concentrateur, chargé du pilotage des compteurs Linky.

Comment peut-on encore penser que le système Linky est ultra-sécurisé alors qu’il utilise le logiciel le plus exposé aux failles de sécurité, permettant aux hackers de prendre le contrôle sans aucune difficulté ?

C’est à se demander si Enedis ne se moque pas de nous.

Quelques exemples trouvés dans la presse spécialisée (informatique et sécurité).

Java : un logiciel vulnérable à désactiver plus que jamais

 

Il pleut des failles dans Java et Flash. Pensez à désactiver ces plugins en attendant le correctif.

 

Java : il reste des failles malgré les correctifs d’Oracle

 

Java : les failles de sécurité persistent malgré le patch correctif

Il y a déjà des exemples de piratages de compteurs communicants (en Allemagne et en Espagne par exemple), qui fonctionnent avec les technologies similaires à celles du Linky.


Piratable ou pas ?

 


Les compteurs Linky à la merci des pirates ?

 


Linky : nos données seront-elles en sécurité ?

 

La justice interdit la pose d’un compteur Linky et condamne Enedis

Le collectif Chartres de Bretagne
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Suite (et pas fin) des problèmes de la Société Enedis avec la Justice.

Source : Organisation Next-Up

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, les actions en Justice contre la Société Enedis ou contre son réseau de partenaires, commencent à « porter leurs fruits ». Cette fois, par ordonnance du 20/09/2017 en référé, le Tribunal de Grande Instance de Grenoble, vient de condamner la Société Enedis à ne pas installer un compteur communicant Linky dans un logement dont le fils des propriétaires est électrosensible.

Le référé au Tribunal de Grande Instance de Grenoble opposait la famille F. de Meylan (Isère) à la Société Enedis.

Fin 2015, la SA ENEDIS a informé les époux F. qu’elle allait procéder au remplacement de leur compteur électrique par un nouveau compteur permettant le relevé à distance, dénommé communément sous le nom de « Linky ».
Les époux F., dont le fils est électrosensible se sont opposés à ce changement.

Les époux F. ont fait assigner la SA ENEDIS devant le juge des Référés du Tribunal de Grande Instance de GRENOBLE (38) afin, en application des dispositions de l’article 809 du Code de Procédure Civile de voir :

  • interdire à installer un compteur communicant par radio-fréquences, dit « Linky »,
  • dire et juger qu’un compteur mécanique du type de celui existant actuellement dans la propriété des époux F. répond aux exigences relatives au calcul de la consommation des requérants,
  • condamner la SA ENEDIS aux dépens outre une somme de 800 € en application des dispositions de l’article 700 du Code de Procédure Civile.

La défense de la société Enedis était de déclarer la requête irrecevable dès lors que les époux F. n’ont ni qualité, ni intérêt à agir puisqu’ils justifient leur demande par le fait que leur fils serait électrosensible, alors qu’il n’est démontré ni que celui-ci, majeur, est au bénéfice d’une mesure de protection qui leur aurait été confiée, ni qu’il vit avec eux.

La Société Enedis demandait également de débouter les époux F. de leurs demandes, dès lors qu’il n’est pas démontré qu’il existe un trouble manifestement illicite et de dommage imminent.

Le Tribunal à alors considéré :
Qu’il est établi par les époux F. qui produisent aux débats un certificat médical, que leur fils « est atteint d’un syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et que cette situation contre-indique la pose de tout compteur dit intelligent« .

Dans ces conditions, quand bien même, les époux F. ne sont pas les représentants légaux de leur fils, majeur, et même si ce dernier n’est pas domicilié chez ses parents, ils ont bien qualité et intérêts à agir dès lors que c’est dans le bien dont ils sont propriétaires et où ils sont susceptibles de recevoir la visite de leur fils que le compteur litigieux doit être mis en place.

La demande des époux F. sera déclarée recevable.

Sur le fond de la demande, le Tribunal de Grande Instance de Grenoble indique que :

Le président peut toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir d’un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.

En l’espèce, en l’état actuel des éléments scientifiques contradictoires produits aux débats par les parties, il n’est pas à exclure totalement que les ondes émises par le compteur litigieux soient en mesure de causer un trouble à certaines personnes, même s’il s’agit d’un risque limité à quelques individus. Comme il a été vu ci-dessus, le fils des requérants serait, selon avis médical, sensible aux ondes électromagnétiques.

Dans ces conditions, dès lors que le fils des époux F., qui a défaut d’avoir la certitude qu’il est domicilié dans le bien immobilier de ceux-ci, est susceptible de par ses liens familiaux de s’y rendre régulièrement, il est suffisamment démontré que la mise en place du compteur « Linky » causera un trouble qui peut-être qualifié de manifestement illicite au regard de l’atteinte portée à la santé de celui-ci.

En conséquence, comme au surplus, le contrôle de la consommation électrique peut continuer à se faire avec l’aide du compteur actuellement en place, il est justifié de faire cesser le trouble manifestement illicite causé aux époux F. et d’interdire à la SA ENEDIS d’installer le compteur communicant par radio-fréquences, dit « Linky » à leur domicile.

Sur les demandes accessoires des époux F., il n’apparaît pas équitable de laisser à la charge des époux F. tout ou partie des frais irrépétibles exposés par eux. Il convient donc en conséquence de condamner la SA ENEDIS, qui supportera également la charge à dépens, à leur payer la somme de 800 € en application des dispositions de l’article 700 du Code Procédure Civile.

Par ces motifs, les Juges des Référés déclarent :

  • La procédure initiée par Monsieur Jean-Marc F. et son épouse, recevable.
  • Interdisent à la SA ENEDIS d’installer le compteur communicant par radio-fréquence, dit « Linky » dans le domicile de Monsieur Jean-Marc F. et de son épouse.
  • Condamnent la SA ENEDIS à payer la somme de 800 € en application des dispositions de l’article 700 du Code de Procédure Civile.

Ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Grenoble (source : Organisation Next-Up)

Un point très important, la justice considère bien, contrairement à ce qu’affirme Enedis, que le compteur Linky communique avec des radio-fréquences.

A noter, que l’avocat qui a obtenu cette condamnation de la Société Enedis, est Maitre Jean-Pierre Joseph. Il avait déjà fait condamner l’OPAC 38, il y a un an, et obtenu le démontage d’un compteur communicant d’eau chez une personne électro-hypersensible.

Premiers démontages des nouveaux compteurs à Radio-Fréquences ordonnés par un Tribunal

 

Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ?

Le collectif Chartres de Bretagne
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Ne signez pas le nouveau contrat d’EDF

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Voir également la seconde partie de cet article.
Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

Nombreux sont les clients d’EDF (ou d’autres fournisseurs d’électricité) qui rencontrent des disjonctions fréquentes après l’installation du compteur Linky et qui doivent ainsi, augmenter la puissance électrique de leur logement et par conséquent, accroître le coût de leur abonnement, pour ne plus subir ces contraintes répétitives.

Explications de ce « phénomène » prévisible.

Les schémas qui sont présentés dans ce document, ont volontairement été simplifiés afin de vulgariser le fonctionnement des compteurs électriques et d’expliquer simplement la raison des disjonctions du Linky.

1) Enedis (ex eRDF) fournit une puissance électrique exprimée en kVA à chaque habitation, mais les anciens compteurs électriques (électromécaniques ou électroniques) ne connaissent pas cette notion, ils mesurent la puissance en kW.

2) La puissance électrique fournie au logement est donc exprimée en kVA, il s’agit d’une puissance nommée Puissance Apparente (en jaune), mais elle se décompose en deux parties :

  • la Puissance Active (en vert), mesurée en kW
  • la Puissance Réactive (en rouge), mesurée en kVAr

3) C’est aux alentours de 2010 que les fournisseurs d’énergie ont modifié l’unité de mesure de la puissance électrique sur les factures des abonnés afin de préparer « la transition » avec les futurs compteurs/capteurs communicants.

Exemple sur une facture de février 2010 indiquant que la puissance de l’abonnement du logement était de 6 kW.

Sur la facture suivante, en mars 2010, il est désormais indiqué que l’abonnement souscrit est de 6 kVA. Un petit changement sans incidence à l’époque, car les compteurs ne mesuraient que la Puissance Active (celle en vert), la puissance réactive (en rouge), quant à elle, n’était pas mesurée.

4) Les compteurs électromécaniques ou électroniques mesurent la puissance en kW, ainsi pour ces derniers, il n’y a pas de différence entre le kW et le kVA.

En revanche, le compteur/capteur communicant Linky ne se comporte pas de la même manière, contrairement à ce qu’affirme Enedis. En effet, il mesure les trois puissances (active, réactive et apparente). Or la puissance apparente mesurée dépend d’un facteur très important propre à chaque appareil électrique, le cosinus phi (ou facteur de puissance).

Pour information, la puissance active est égale à la puissance apparente multipliée par le cosinus phi.

P (kW) = P (kVA) x cos phi

Le cosinus phi est compris entre 0 et 1, plus il est proche de 1, moins l’appareil utilise de puissance réactive. A l’inverse, plus le cosinus phi est proche de 0, plus l’appareil utilise la puissance réactive et plus cela aura un impact sur la mesure de la puissance par le Linky.

Des appareils composés principalement de résistances, auront un cosinus phi proche de 1 et donc une puissance réactive faible voire inexistante et n’auront alors pas d’incidence sur le comptage du Linky.

En revanche, les appareils disposants de moteurs ou de composants électroniques auront un cosinus phi largement inférieur à 1 et leur puissance réactive sera élevée. L’incidence sur le mode de mesure de la puissance par le compteur Linky sera très importante.

Or, les appareils n’utilisant pas ou presque pas de puissance réactive sont de plus en plus rares (appareils électriques résistifs) :

  • ampoules à incandescence (interdites depuis de nombreuses années)
  • grille-pain
  • cafetière
  • radiateur électrique
  • minifour à résistance
  • fer à repasser d’ancienne génération (sans centrale vapeur)

 

La quasi intégralité des appareils électriques que nous utilisons actuellement consomment de la puissance réactive et pour certains de façon très importante (appareils électriques réactifs) :

  • ampoules fluo compactes
  • ampoules LED
  • machine à laver
  • réfrigérateur
  • ordinateur
  • télévision
  • chargeurs d’appareils électriques (téléphones portables, tablettes …)

Bilan, avec le compteur Linky, la puissance réactive va être comptabilisée dans le mode de mesure de la puissance électrique.

Attention à bien faire la différence entre la puissance et la consommation. La puissance est exprimée en kVA ou kW, alors que la consommation est exprimée en kWh.

Si on faisait une comparaison avec la consommation d’un véhicule, la puissance électrique (kVA ou kW) correspondrait à la consommation instantanée de carburant du véhicule alors que la consommation électrique (kWh) correspondrait à la consommation moyenne de carburant sur le parcours.

5) Prenons le cas d’un logement individuel ayant un abonnement électrique à 6 kVA et comparons le fonctionnement entre un vieux compteur électromécanique et un compteur Linky.

Sur ce schéma simplifié, le tuyau représente la puissance de l’abonnement souscrit, à savoir 6 kVA, mais comme les anciens compteurs ne mesurent que la puissance active (kW), c’est un peu comme si le tuyau représenté était intégralement réservé à la puissance active. Ainsi, avec les anciens compteurs il n’y a pas de différence entre 6 kVA et 6 kW car ils ne mesurent que le kW.

Si le logement ne dépasse pas la puissance de 6 kW, il n’y aura pas de disjonction. La disjonction ne surviendra que si la puissance demandée est supérieure à la puissance souscrite dans l’abonnement. Point important, avec les anciens compteurs électriques, ce n’est pas le compteur qui disjonctera, mais le disjoncteur.

6) Regardons désormais le même logement avec un compteur Linky. Dorénavant, ce n’est plus la puissance active qui est mesurée, mais la puissance apparente (puissance active + puissance réactive).

Le tuyau étant le même que précédemment, il y a donc moins de « capacité » pour la puissance active. Une des différences fondamentales entre les anciens compteurs et le nouveau compteur est que le Linky contient un disjoncteur interne.

7) Sur ce schéma, on représente la puissance active (en vert) à laquelle le logement avait le droit avant le Linky, et l’on constate que cette puissance dépasse la capacité autorisée par le Linky car elle doit « partager » la capacité autorisée avec la puissance réactive (en rouge). Tant que le logement n’atteint pas cette capacité de dépassement, il ne se passe rien, mais si le logement puise dans cette capacité, comme il pouvait le faire avant, alors il y a disjonction. Le point important à connaitre est, que le disjoncteur du logement n’est pas à l’origine de la disjonction.

C’est le disjoncteur interne du Linky qui provoque la disjonction !

8) Le logement a « dépassé » la capacité autorisée par le compteur Linky, ce dernier provoque une disjonction alors qu’avec l’ancien compteur, il ne se serait rien produit.

Bilan, avec un abonnement identique, la puissance autorisée par le compteur Linky n’est plus la même. Elle est inférieure à celle qui était permise avec les anciens compteurs. La différence dépend du type d’appareils utilisés et de leur mode d’utilisation. Le cosinus phi (facteur de puissance) des appareils électriques aura désormais une importance majeure.

Lorsque l’on démonte un compteur Linky, on constate la présence d’un organe de coupure, il s’agit du disjoncteur interne. Enedis peut augmenter ou diminuer à distance son niveau de disjonction en fonction de l’abonnement souscrit. Il est même possible de couper le courant à distance !

Linky use les nerfs de deux octogénaires

Compteur Linky : « Ca m’a fait perdre 7000 euros »

Linky disjoncte

Un certain nombre de clients devront revoir la puissance de leur abonnement

 

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Nouveau (Février 2018)
Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

 

Les compteurs Linky ne sont pas inoffensifs

Le collectif Chartres de Bretagne  –  Collectif anti-linky 35Association AALGA Bretagne
Pétition Anti-Linky

Ne signez pas le nouveau contrat d’EDF

Contrairement à ce qu’affirment Enedis et la presse, les compteurs Linky ne sont pas inoffensifs. Depuis des mois, on ne cesse de nous répéter que le CPL s’arrête au compteur et qu’il ne rentre pas dans les logements. Or, l’agence d’état, le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), vient récemment de publier des mesures sur les compteurs Linky. L’ANSES, autre agence gouvernementale, a profité de ces mesures pour mettre à jour son rapport sur les compteurs Linky.

Dans sa conclusion, l’ANSES indique qu’elle recommande la possibilité d’installer des filtres permettant d’éviter la propagation des signaux CPL à l’intérieur des logements !!!!
L’ANSES confirme enfin que le CPL rayonne dans les logements.

 

De plus, l’ANSES, se basant sur les mesures du CSTB, indique que les trames CPL augmentent sensiblement la nuit, qu’il s’agisse de leur fréquence ou de leur durée. Pourtant Enedis nous dit qu’il n’y a qu’une petite transmission par jour !!!!

 

Et pour couronner le tout, l’ANSES précise qu’il y a très peu de publications dans le monde relatives aux effets sanitaires potentiellement générés par les compteurs communicants. Malgré tout, l’ANSES considère qu’il n’y a pas de danger, mais elle souhaite poursuivre les études … au cas où !

 

L’étude du CSTB, réalisée in-situ sur quelques logements dans la banlieue de Grenoble, confirme clairement que même les personnes n’ayant pas de compteur Linky reçoivent les rayonnements du CPL générés par les Linky et concentrateurs du voisinage proche.

 

Confirmation explicite que les trames CPL circulent, et donc rayonnent, sur l’ensemble du réseau électrique d’un transformateur de quartier. Leur nombre, sous-estimé, est de l’ordre de 4 à 10 par minute, soient 5 760 à 14 400 par jour et par logement.

 

 

Le CSTB fournit un graphique sur les mesures réalisées. Or, afin de minimiser l’impact négatif de ces chiffres sur la population, le graphique utilise une échelle logarithmique. Ce principe mathématique permet d’afficher sur un même graphique, des petites et des grandes valeurs, mais il ne respecte pas l’échelle des valeurs. Si on n’y prête pas attention, il est facile de se faire berner.

En effet, à première vue, la différence visuelle entre la mesure sans Linky et la mesure avec Linky est de l’ordre du double, mais dans la réalité elle est largement supérieure comme vous pourrez le voir sur le graphique sans échelle logarithmique que nous avons refait.

Graphique avec échelle logarithmique (fournit par le CSTB)

 

Graphique à l’échelle normale (fournit par le collectif)
Résultat, la différence n’est plus du double mais … 210 fois plus élevée !
Si on avait voulu nous mentir, on ne s’y serait pas pris autrement !

Pour expliquer ce graphique, il y a eu 4 lieux de mesures dans le logement :

  • Près du compteur électrique (mesure A)
  • Dans la salle de jeu (mesure B)
  • Dans le salon (mesure C)
  • Dans la chambre d’enfant au second niveau (mesure D)

Pour chaque lieu, 5 mesures différentes ont été réalisées :

  • Sans compteur Linky dans le logement ni chez les voisins
  • Sans compteur Linky dans le logement, mais avec des compteurs Linky dans le voisinage
  • Avec le compteur Linky dans le logement et augmentation moyenne du rayonnement CPL par Enedis pour voir les effets
  • Avec le compteur Linky dans le logement et forte augmentation du rayonnement CPL par Enedis pour voir les effets
  • Avec le compteur Linky dans le logement, déploiement terminé dans le voisinage

 

Bilan, on constate que le déploiement du Linky augmente sensiblement le niveau de champ d’induction magnétique, mesuré en µT (micro Tesla). L’ANSES et le CSTB indiquent que les valeurs sont largement inférieures aux normes en vigueur, mais n’oublions pas que les normes en France font partie des plus élevées des pays occidentaux et surtout que la norme correspond, non pas à un seuil à ne pas dépasser pour éviter les risques sur la santé, mais le seuil où les risques sont avérés. Le seuil de sécurité pour la santé étant bien inférieur aux normes en vigueur, mais là, nos agences nationales se gardent bien de vous le préciser.

Le CPL rentre même dans les logements de personnes qui n’ont pas le Linky, mais les champs d’induction magnétiques mesurés sont toutefois très inférieurs à ceux disposant du Linky. comme vous pouvez le constater dans le tableau des mesures réalisées par le CSTB.

  • Pour un logement sans compteur Linky mais dont le voisinage est équipé de compteurs communicants, les champs d’induction magnétiques sont entre 4 et 28 fois plus élevés.
  • Les champs d’induction magnétiques sont entre 12 et 210 fois plus élevés avec un compteur Linky que sans compteur Linky !!!

La position des agences d’état commence à être plus « pondérée » qu’elle ne l’était les mois passés, on peut supposer que les cadres de ces agences commencent à se prémunir contre d’éventuels procès.

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Ne signez surtout pas le nouveau contrat d’EDF

Le collectif Chartres de Bretagne  –  Collectif anti-linky 35Association AALGA Bretagne
Pétition Anti-Linky

Vous avez reçu ou allez recevoir de la part d’EDF, ou des autres fournisseurs d’électricité, un mail ou un courrier vous invitant à demander leurs nouvelles conditions générales de vente. Surtout n’en faîtes rien, ne demandez rien, ne cliquez ni sur oui ni sur non, et ne signez rien !

Sous prétexte d’une protection de la planète et d’une économie de papier, EDF tente de nous imposer ses nouvelles conditions générales qui lui permettront de nous imposer le Linky. Tous les moyens sont bons pour nous leurrer …

A ce sujet, nous constatons qu’il ne s’agit pas de leur coup d’essai.

Depuis un certain temps, la Société Privée Enedis (ex eRDF) à la solde d’EDF ne se prive pas pour enfreindre et violer les lois sans que nos Politiques daignent s’en offusquer si ce n’est la remontrance tardive de Ségolène Royal avant son départ du Ministère de l’Ecologie.

La liste des infractions à ce jour est conséquente comme vous pourrez le constater :

LES DIX INFRACTIONS D’ENEDIS

  • CODE DE LA CONSOMMATION
    1 – Pratiques commerciales agressives interdites par le Code de la consommation, en violation des articles L. 121-6, L. 121-7, L. 132-10 et L. 132-11.
    2 – Violation des articles L. 111-1 et L. 111-2, L. 224-1 à L. 224-7, ainsi que R. 212-1 alinéa 3 et R. 212-2 alinéa 6 du Code de la consommation (interdiction de modifier un contrat unilatéralement).
  • DROIT COMMUNAUTAIRE
    3 – Installation forcée, hors la loi, en l’absence de la notion d’obligation d’installation, aussi bien dans la réglementation européenne que française
  • CODE CIVIL ET CODE DES ASSURANCES
    4 – Installation contrainte, hors la loi, en l’absence de l’accord préalable du client et/ou de la signature d’un avenant, obligatoires en pareil cas.
    5 – Violation de l’article 2 du Code civil.
    6 – Pour l’absence de l’assurance responsabilité civile professionnelle et de l’assurance biennale et décennale obligatoires : violation des articles 1792-3, 1792-4 et 1792-4-1 du Code Civil.
  • CODE PÉNAL
    7 – Pour les compteurs situés à l’extérieur d’une propriété, mais à l’intérieur de son bornage, et remplacés sans l’accord du client : violation des articles 226-4 et 432-8 du Code pénal.
  • INFRACTION À LA LOI INFORMATIQUE ET LIBERTES – CNIL ET AU CODE DE L’ÉNERGIE
    8 – Pour le transfert des données personnelles des clients entre le compteur et le concentrateur par courant porteur en ligne (CPL) : absence d’une licence d’opérateur Télécom obligatoire, permettant la transmission de données (data) par voie hertzienne ou par ondes radio sur le territoire national, en violation du décret n° 93-534 du 27 mars 1993.
    9 – Concernant la captation et l’utilisation sans autorisation de la courbe de charge et des données personnelles : violation des engagements signés par EDF avec la CNIL en juin 2014, ainsi que de la recommandation de la CNIL du 2 décembre 2010 et de sa délibération du 15 novembre 2012 ; violation de l’article L. 341-4 du Code de l’énergie, ainsi que de l’article 38 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
  • VIOLATION DU DÉCRET RELATIF À LA QUALIFICATION PROFESSIONNELLE EXIGÉE
    10 – Pour les emplois non qualifiés des poseurs de LINKY : violation du décret n° 1998-246 «relatif à la qualification professionnelle exigée pour l’exercice des activités prévues à l’article 16 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l’artisanat ».

Source des infractions


D’autre part, un Collectif anti Linky s’est créé au niveau Départemental mutualisant tous les Collectifs d’Ille et Vilaine et permettant d’aider ainsi les personnes n’ayant pas de Collectif dans leur Commune.

L’association AALGA Bretagne (Association Anti Linky Gazpar Aquarius) a également vu le jour afin de fournir une structure juridique aux différents Collectifs Bretons. Elle sera présente au Salon Ille et Bio à Guichen les 7 et 8 octobre prochain et donnera une conférence.

https://collectifantilinky.wixsite.com/dep35
https://aalgab.wixsite.com/bretagne

Restons informés, même en vacances, la vigilance est de mise …

Quelques chiffres et informations sur le CPL (Courant Porteur en Ligne)

Le collectif Chartres de Bretagne
Lettres de refus (exemples à télécharger), sommation par huissier et protection du compteur
Pétition Anti-Linky

Les compteurs Linky installés à partir de 2017 utiliseront la norme CPL G3. Rennes fera partie des premières communes équipées du compteur en CPL G3 car le déploiement sur la capitale bretonne est prévu à partir de mars 2017.

deploiement-du-cpl-g3

L’intérêt du CPL G3 est de pouvoir augmenter le débit des données informatiques transmises. Enedis annonce que les compteurs n’envoient que 800 octets par jour, soit l’équivalent, d’après eux, d’un SMS. Pourquoi augmenter le débit des compteurs si on nous dit que les données récupérées sont très faibles ?

Source provenant du dossier d’évaluation de l’expérimentation Linky de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE).cpl-g3

Les CPL G1 et G3 utilisent des radio-fréquences. Ces dernières sont classées depuis 2011 par l’Organisation Mondiale de la Santé, comme potentiellement cancérogènes.

cpl

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