Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

Nous contacter : collectifchartresdebretagne@gmail.com

Nous avions mis en ligne, il y a quelques mois, un article expliquant les raisons des disjonctions plus fréquentes avec le compteur/capteur Linky en raison du changement de puissance mesurée.
En effet, le Linky ne mesure plus la puissance active (kW) comme le faisaient les compteurs électromécaniques et électroniques, mais la puissance apparente (kVA).  Nous avons pu vous montrer qu’en fonction des appareils utilisés, et du phénomène de déphasage lié à la notion de cosinus phi, la mesure de la puissance soutirée n’était plus la même avec le Linky. Bien entendu, cela n’est pas à l’avantage du consommateur.

Il faut également savoir qu’avec l’arrivée du Linky, la disjonction en cas de dépassement de la puissance souscrite de l’abonnement, ne se produit plus de la même manière qu’avec les compteurs d’anciennes générations.

Pour faire simple, avec les compteurs électromécaniques et électroniques, c’est le disjoncteur qui était chargé de la disjonction en cas de dépassement de la puissance souscrite, désormais, avec le Linky, le disjoncteur est dispensé de cette fonction au profit de l’organe de coupure intégré au Linky.

Explications
Tout logement est pourvu d’un compteur et d’un disjoncteur, ce dernier se chargeant de disjoncter lorsqu’il y a dépassement de puissance. Que l’on ait un compteur électromécanique (bleu) ou électronique (blanc), le disjoncteur est le seul dispositif pouvant couper l’alimentation électrique d’un logement, le compteur électrique ne peut techniquement pas le faire.

Compteur électromécanique

Compteur électronique

 

Compteur Linky

L’une des grandes différences technologiques entre les anciens compteurs et le capteur communicant Linky est la présence d’un organe de coupure faisant office de disjoncteur.
L’organe de coupure se trouve au centre de l’image ci-dessous (détails internes du compteur Linky).

Exemple avec un logement ayant souscrit un abonnement à 6 kVA

Prenons un exemple concret pour démontrer l’arnaque utilisée par Enedis avec le cas d’un logement disposant d’un abonnement à 6 kVA, qui rappelons-le, était un 6 kW il y a quelques années, avant qu’Enedis ne change l’unité de mesure unilatéralement !

Dans un logement équipé d’un compteur classique (électromécanique ou électronique), la disjonction s’effectue sur l’intensité atteinte (exprimée en Ampères). Dans le cas d’un abonnement à 6 kVA (anciennement 6 kW), le disjoncteur est réglé sur 30 A. Un tableau de correspondance est disponible plus bas dans l’article.

Le même logement, désormais équipé d’un compteur/capteur Linky, ne réagira plus de la même façon. En effet, c’est désormais le compteur Linky qui va se charger de mesurer la valeur de l’abonnement mais il n’est plus calibré sur l’intensité (en Ampères), mais sur la puissance apparente (en kVA ou VA).
L’abonnement étant à 6 kVA, la disjonction interviendra à 6000 VA.

Comparons le fonctionnement des deux types de compteurs. L’un est calibré en Ampères, l’autre en VA (Volt Ampère). Or, une valeur de 30 A n’est pas égale à 6 kVA (ou 6000 VA).

Nous allons utiliser la formule de physique adaptée au calcul de la puissance, de l’intensité et/ou de la tension afin de vous démontrer l’arnaque d’Enedis vis à vis des consommateurs.

La formule physique est S = U x I
– S étant la Puissance apparente (Volts Ampères)
– U étant la Tension (Volts)
– I étant l’Intensité (Ampères)

Dans le cas des compteurs classiques, on multiplie la Tension (230 V) par l’Intensité (30A) maximum du disjoncteur. On obtient une valeur de 6900 VA (ou 6,9 kVA).

En ce qui concerne le compteur Linky, nous connaissons la Tension (230 V) et la Puissance Apparente (6 kVA ou 6000 VA), la formule  va nous permettre de calculer l’Intensité du courant. La formule consiste donc à diviser la Puissance (6000 VA) par la Tension (230 V), et cette fois nous trouvons une valeur de … 26,08 A.

 

 

Bilan des calculs

Avec les anciens compteurs les valeurs maximales avant disjonction étaient de 30 A ou 6900 VA, avec le Linky les valeurs sont désormais de 26 A et 6000 VA soient … 13% de moins.

Ci-dessous, les tableaux complets suivants le type d’abonnement avec compteur monophasé ou triphasés.

Et la comparaison entre les deux tableaux où l’on constate clairement la perte de 13%.

On peut donc affirmer que la puissance autorisée par les Linky est inférieure de 13% à celle des autres compteurs d’où les disjonctions fréquentes dès l’installation des Linky chez un grand nombre d’usagers.

Complément d’information sur un document de Next-Up.

Télécharger la version PDF de cet article.

 

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La commune de Bovel sera la première commune de France à faire appel suite à l’annulation de sa décision anti-Linky

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

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La commune de Bovel (Ille et Vilaine) sera la première commune de France à faire appel de la décision d’un Tribunal Administratif, qui avait annulé le vote du Conseil Municipal relatif à l’interdiction du déploiement des compteurs/capteurs Linky sur son territoire.

Bovel. Les compteurs Linky imposés à la municipalité

José Mercier, le Maire de la commune, vient d’annoncer que sa commune va faire appel de la décision devant la Cour Administrative d’Appel de Nantes.

Le Maire déclare qu’il ira « jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme, s’il le faut ».

La commune aura beaucoup plus de chances de succès en Cour administrative d’appel où siègent des magistrats expérimentés, parfois en fin de carrière, et qui n’auront pas peur (espérons-le) de prendre les décisions qui s’imposent : reconnaître que la commune reste propriétaire des compteurs d’électricité même quand elle a délégué sa compétence de distribution de l’électricité à un Syndicat Départemental de l’Energie, et de fait qu’elle peut s’opposer à la mise en place des Linky.

BOVEL sera le fer de lance de ce combat pour la démocratie, le respect des droits des citoyens, leur santé, leur dignité …

Village breton contre compteurs Linky : le maire ira jusqu’à la Cour administrative d’appel

Comme le dit José Mercier dans son interview au quotidien Ouest-France, « la commune à délégué la compétence d’électrification au Syndicat Départemental de l’Energie, mais n’a pas délégué la propriété des compteurs. Le Syndicat en a seulement l’usufruit ».


Pour information, José Mercier sera présent dans l’émission « C Politique » sur France 5, dimanche 28 janvier 2018 à 18H30, où la question des compteurs/capteurs Linky sera abordée.

L’Association AALGA Bretagne a lancé une souscription pour aider la commune dans sa démarche contre Enedis. Les montants reçus par l’AALGA (chèques et souscription en ligne) dépassent largement les besoins nécessaires à la procédure judiciaire et pourront servir à d’autres communes.

Le Pot Commun (aide pour la commune de Bovel)

Le compteur Linky est-il piratable ?

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

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Le compteur Linky est-il ultra-sécurisé comme nous le dit Enedis et donc non-piratable ?

Enedis et la presse ne cessent de nous rabâcher que le compteur Linky est sécurisé voire ultra-sécurisé. Est-ce la réalité ou bien, peut-on légitimement en douter ?

Que dit Enedis à ce sujet ?

Plaquette, le compteur Linky tout simplement
Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper, détecter et juguler toute tentative d’intrusion.

Plaquette destinée aux parlementaires : Linky, le nouveau compteur communicant d’eRDF
Notre entreprise est très vigilante quant à la sécurité des données qui transitent dans la chaine numérique, du compteur Linky jusqu’à ses systèmes d’information. Les données qui circulent dans le système d’information Linky font l’objet d’un cryptage sur toute la chaine.
Une équipe dédiée à la sécurité du système au sein du programme Linky est quotidiennement mobilisée sur ce sujet. ERDF travaille en outre étroitement avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) : le système Linky respecte le référentiel de sécurité certifié par l’ANSSI.

Plaquette Linky destinée au public : Tout savoir sur le compteur Linky
Plaquette Linky
Le dispositif de sécurité mis en place est conforme à la réglementation.

Foire aux questions sur le Linky
Foire aux questions
Les données sont-elles sécurisées ?
Oui, les données sont sécurisées … Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper et détecter toute tentative d’intrusion dans le compteur.

Est-ce que le système informatique du compteur Linky est sécurisé ?
Oui … Le niveau de sécurité est parmi les plus élevés.

Interview de Gilles Rollet, Directeur Régional Enedis Poitou-Charente
Interview dans la Nouvelle République
Linky respecte l’ensemble des préconisations faites … de sécurité et de protection des données privées.

Interview Bernard Lassus, Directeur du projet Linky
Interview dans la Dépêche
Dans le cadre de la cybersécurité, nous avons collaboré avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information. Nous avons mis en place une cryptologie très forte des données, des systèmes contre les intrusions des hackers. Le système est vraiment sécure.

Interview Bernard Lassus sur RMC

Jean-Jacques Bourdin : Linky est un boitier connecté, il risque donc d’être piraté ?
Bernard Lassus : Alors là, Il faut savoir qu’on travaille avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information et on suit exactement l’ensemble des recommandations. Tous les signaux sont cryptés, il y a des éléments de technologie très avancés qui s’autodétruisent en cas d’intrusion massive.

Donc, si on croit Enedis, le système Linky est ultra-sécurisé, les hackers n’ont qu’à bien se tenir. La technologie française c’est quand même autre chose, elle ne craint pas le piratage !!!!

Pourtant, il y a … un très gros problème sur la chaine Linky.

En effet, le concentrateur, situé dans le local transformateur de quartier, n’est pas si sécurisé qu’Enedis veut bien le dire. Pourtant c’est lui qui pilote tous les compteurs Linky et qui se charge de la récupération et de l’envoi des données de consommation des logements.

Explications :

Le concentrateur (iTron PLCC MK3), que l’on voit ci-dessus, est un ordinateur sans écran, et comme tout ordinateur, il dispose de logiciels pour assurer son fonctionnement. Or, parmi eux, se trouve le logiciel Oracle Java.

La preuve en regardant la description technique du concentrateur iTron PLCC3G MK3 fabriqué dans l’usine de Cahors (46) dans laquelle il est stipulé que : « Le concentrateur est équipé d’une machine virtuelle Java qui permet de recevoir une application Java. »

Plaquette iTron PLCC3G (Mark3)

La documentation officielle du compteur Linky iTron prouve que c’est bien le concentrateur PLCC MK3 qui est l’équipement de communication du Linky.

Il ne fait aucun doute que ce concentrateur utilise Java, il est même indiqué que la collecte des données de comptage est réalisée par l’application Java !

Malheureusement, quel logiciel trouve-t-on à la première place des logiciels contenant le plus de failles de sécurité dans le classement mondial en 2015 ?
Le « vainqueur » est … Oracle Java, avec plus de 119 vulnérabilités recensées en 2015 dont la moitié des failles restent non corrigées !!!!
Cette information provient du cabinet Secunia, spécialiste mondial de la sécurité informatique.

Qu’en est-il de la France ?
Flexera, autre cabinet spécialisé dans la sécurité informatique, donne Oracle Java en seconde position des logiciels les plus exposés aux failles de sécurité sur le marché français en 2016, avec de nombreuses vulnérabilités, dont la moitié restent non corrigées.

Rapports Flexera (France)

Tout informaticien correctement formé, sait que Java est l’une des portes d’entrée préférées des hackers pour s’introduire sur un système informatique et en prendre la main. Enedis nous annonce pourtant que son compteur vert est ultra-sécurisé, alors même qu’il utilise Java au cœur de son système de communication, dans le concentrateur, chargé du pilotage des compteurs Linky.

Comment peut-on encore penser que le système Linky est ultra-sécurisé alors qu’il utilise le logiciel le plus exposé aux failles de sécurité, permettant aux hackers de prendre le contrôle sans aucune difficulté ?

C’est à se demander si Enedis ne se moque pas de nous.

Quelques exemples trouvés dans la presse spécialisée (informatique et sécurité).

Java : un logiciel vulnérable à désactiver plus que jamais

 

Il pleut des failles dans Java et Flash. Pensez à désactiver ces plugins en attendant le correctif.

 

Java : il reste des failles malgré les correctifs d’Oracle

 

Java : les failles de sécurité persistent malgré le patch correctif

Il y a déjà des exemples de piratages de compteurs communicants (en Allemagne et en Espagne par exemple), qui fonctionnent avec les technologies similaires à celles du Linky.


Piratable ou pas ?

 


Les compteurs Linky à la merci des pirates ?

 


Linky : nos données seront-elles en sécurité ?

 

Action Anti-Linky à Saint-Malo

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

Ne signez pas le nouveau contrat d’EDF

le Collectif de Dol annonce une action Anti-Linky sur la plage de Saint-Malo lundi 31 juillet. Rendez-vous à 9H00 devant les Thermes sur la plage du Sillon pour ceux qui souhaitent donner un coup de main.

Le Collectif va écrire en grandes lettres, les inscriptions Anti-Linky sur le sable de la plage. Le « logo » sera ensuite pris en photo depuis un drone, comme cela avait été le cas début juillet.

Les lettres étant peu visibles, le Collectif a décidé, cette fois, de les recouvrir de farine … bio.

Ouest-France du 8 juillet 2017.

De grandes banderoles Anti-Linky, comme celles ci-dessous, seront également présentes pour rendre l’opération la plus visible possible. Les volontaires qui souhaitent participer à l’action seront les bienvenus.

 

La ville de Bayonne décide un moratoire contre le déploiement des compteurs Linky

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

Ne signez pas le nouveau contrat d’EDF

Le 19 juillet 2017, le Maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray, a annoncé lors du Conseil Municipal, qu’il prenait un moratoire sur le déploiement du, très controversé, compteur Linky.

Ce n’est pas la première mairie à prendre une telle décision, près de 400 autres communes ont également pris une position contre le compteur Linky (moratoire, interdiction, suspension …), mais Bayonne est une commune importante de par sa taille, près de 50 000 habitants, et les échanges, filmés et publics, qui ont eu lieu lors du Conseil Municipal, sont très intéressants et montrent que certains élus sont relativement inquiets quant au déploiement du compteur/capteur Linky.

La vidéo du Conseil Municipal du 19/07/2017 est disponible sur le site de la commune de Bayonne, sa durée est de près de 7 heures, les échanges dédiés au Linky ont duré 48 minutes. Nous avons extrait cette partie qui peut être visionnée dans les liens ci-dessous (4 parties de quelques minutes chacune).

Première partie
Le maire commence par expliquer qu’il n’avait pas de position particulière sur le Linky, mais que les nombreux courriers adressés à la Mairie par des personnes inquiètes au sujet du Linky, l’ont interpellé.
Le Maire explique qu’il a été choqué par les injonctions et obligations relatives au Linky données sur les plaquettes d’information d’Enedis. Il a alors rencontré le Directeur Territorial, le Responsable Régional et le Responsable Départemental pour leur faire part de son étonnement quant à ces directives.
Suite à cet entretien, le Maire a décidé du moratoire. Ses motivations sur la forme sont liées, entre autres, au non respect de la propriété privée.

Point important, le Maire a confirmé que malgré le transfert de compétences au Syndicat Départemental de l’Energie, la commune reste propriétaire des compteurs électriques.

Déclaration du Maire
« La position de la ville de Bayonne et donc du Maire de Bayonne et de mes collègues que j’ai consulté, c’est de dire moratoire. On arrête. J’ai demandé à mes interlocuteurs d’arrêter toute forme d’intervention.
A quel titre ?
Il s’agit du droit de propriété de chaque particulier. Qu’on soit clair, si les particuliers ne voient rien à dire, ils ont parfaitement le droit d’ouvrir leur porte. Je parle uniquement des personnes qui sont soit réfractaires, ou des personnes qui ne sont pas suffisamment informées ou mal informées.
Parce que quand on est en train de vous expliquer que vous n’avez pas le choix, on est en train de diffuser de fausses informations. Vous avez le choix.
Cette question est une question de principe.
Je pense qu’il faut aller plus avant dans cette affaire et demander à Enedis d’une part, d’accepter ce moratoire et d’autre part, de se mettre autour de la table pour aborder les questions de forme dont je vous parle, car ce n’est qu’un aspect des choses, ainsi que les questions de fond. »

 

Deuxième partie
Véronique Wagner du groupe d’opposition Baiona 2014 et Front de Gauche explique les doléances anti-linky :
– inquiétude et mécontentement d’une grande partie des habitants
– l’Allemagne et la Belgique ont refusé de ce type d’installation
– le Canada retire ces compteurs pour des raisons de santé publique
– brutalité du déploiement des compteurs
– intimations des poseurs
– risques électriques
– les certifications des compteurs ne concernent que les Linky mais pas les câbles électriques du logement
– émission de radiofréquences
– risques de compatibilité des équipements électriques
– pas de fils blindés dans les logements
– incendies liés au Linky
– réserves de l’OMS quant aux radiofréquences
– Linky émet toute la journée
– suppression d’emplois
– vente des données (big data)
– piratage des compteurs
– Linky espionne nos consommations
– …

Marie-Christine Aragon du groupe d’opposition Bayonne Ville ouverte exprime également les doléances de son groupe vis à vis du Linky :
– l’OMS classe les ondes électromagnétiques cancérogène possible
– collecte de nombreuses informations relatives à la vie privée pour alimenter le Big Data des partenaires commerciaux d’Enedis
– aucun bénéfice pour le consommateur que soit économiquement ou écologiquement
– …

 

Troisième partie
Martine Bisauta, 3ème adjointe au Maire, précise certains points. Elle indique qu’Enedis refuse de stopper le déploiement et que cette société remet en doute le témoignage des habitants !!!
Madame Bisauta, quant à elle, n’a aucun doute sur les témoignages reçus, elle confirme qu’il y a bien des problèmes sur le terrain et que les installeurs font pression sur les habitants. Les sommes en jeu pour Enedis sont énormes et le calendrier est très serré ce qui explique les pressions exercées sur les usagers.

Le Maire explique ensuite qu’une délibération officielle contre le Linky sera contre productive car elle sera cassée par le Tribunal Administratif, il préfère dialoguer avec Enedis pour faire respecter le droit à la non installation des compteurs chez ceux qui n’en veulent pas.

Jean-Claude Iriart du groupe d’opposition Baiona 2014 et Front de Gauche souhaite que l’on officialise la décision de la Mairie. Il explique qu’il existe des rapports d’expertise dont les conclusions sont différentes, et que cela remet en cause le déploiement du Linky. Les méthodes utilisées par Enedis sont déplorables.

 

Quatrième partie
Martine Bisauta indique qu’Enedis aurait sensibilisé ses sous-traitants !!!!
Enedis lui aurait dit que l’arrêt du déploiement du Linky empêcherait de l’installer chez les gens qui l’attendent avec impatience !!!!
Madame Bisauta a proposé à Enedis de demander l’avis aux usagers pour savoir s’ils acceptaient ou non le compteur Linky, mais la filiale d’EDF lui a répondu que cela était impossible. Madame Bisauta remet donc en cause la bonne foi d’Enedis et indique qu’il y a coercition.

Monsieur Iriart souhaite que l’on informe les habitants de la décision de la mairie, à savoir qu’ils ont la possibilité de refuser ce compteur.

Colette Capdevielle du groupe d’opposition Bayonne Ville ouverte, souhaite également que l’on informe les bayonnais en mettant sur le site Internet, la lettre du Maire adressée à Enedis et réclamant le moratoire et la non installation des compteurs chez les personnes qui le refusent.

Le Maire confirme que l’installation du compteur n’est pas obligatoire.

Le Conseil Municipal en vidéo en intégral (source originale)
De 3H53 à 4H41.

Courrier du Maire de Bayonne adressé à Enedis.

Télécharger le courrier du Maire de Bayonne

 

Le communiqué de la ville de Bayonne

Jean-René Etchegaray, Maire de Bayonne, a adressé un courrier à Enedis (anciennement ERDF) demandant à la société de ne pas installer les compteurs Linky chez les Bayonnais qui s’y opposent.

Enedis, qui gère le réseau d’électricité basse tension en France et dessert directement les abonnés hors les industriels, procède actuellement à l’installation de ces nouveaux compteurs dits « intelligents » chez un certain nombre de Bayonnais, parfois contre leur gré, en passant outre leur opposition, dans des parties communes d’immeubles ou au domicile de particuliers.

Le Maire, alerté par les usagers, n’est cependant pas compétent pour intervenir sur le dossier. Il ne s’oppose pas à l’installation des compteurs Linky chez les particuliers qui ont donné leur accord, mais souhaite la considération de la volonté des personnes qui y sont hostiles et rappelle le respect de la propriété privée. Il demande ainsi à Enedis de valider « le principe de ne pas changer le compteur chez les personnes qui refusent cette installation en ayant dit de façon claire, par courrier ou de vive voix, leur opposition » à cette intervention.

Les compteurs Linky sont actionnés et questionnés à distance, sans relevé d’un technicien sur place. Ce principe permet de facturer la consommation réelle, à partir d’informations transmises quotidiennement. La polémique suscitée par ces compteurs tient notamment à un surcoût qui pourrait être supporté par les usagers, à l’éventuelle utilisation des données récupérées quotidiennement et à l’intensité possible des rayonnements électromagnétiques.

Voilà donc l’exemple d’une mairie qui prend ses responsabilités ! Les Conseillers Municipaux de la majorité municipale de Bayonne ainsi que ceux des différents groupes d’opposition ont bien compris qu’il y avait un problème grave avec la mise en œuvre du compteur Linky. Les conditions de déploiement de ce dernier s’apparentent à un déni de démocratie.

A Chartres de Bretagne, on adore Bayonne. Bravo.

 

Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ?

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

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Voir également la seconde partie de cet article.
Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

Nombreux sont les clients d’EDF (ou d’autres fournisseurs d’électricité) qui rencontrent des disjonctions fréquentes après l’installation du compteur Linky et qui doivent ainsi, augmenter la puissance électrique de leur logement et par conséquent, accroître le coût de leur abonnement, pour ne plus subir ces contraintes répétitives.

Explications de ce « phénomène » prévisible.

Les schémas qui sont présentés dans ce document, ont volontairement été simplifiés afin de vulgariser le fonctionnement des compteurs électriques et d’expliquer simplement la raison des disjonctions du Linky.

1) Enedis (ex eRDF) fournit une puissance électrique exprimée en kVA à chaque habitation, mais les anciens compteurs électriques (électromécaniques ou électroniques) ne connaissent pas cette notion, ils mesurent la puissance en kW.

2) La puissance électrique fournie au logement est donc exprimée en kVA, il s’agit d’une puissance nommée Puissance Apparente (en jaune), mais elle se décompose en deux parties :

  • la Puissance Active (en vert), mesurée en kW
  • la Puissance Réactive (en rouge), mesurée en kVAr

3) C’est aux alentours de 2010 que les fournisseurs d’énergie ont modifié l’unité de mesure de la puissance électrique sur les factures des abonnés afin de préparer « la transition » avec les futurs compteurs/capteurs communicants.

Exemple sur une facture de février 2010 indiquant que la puissance de l’abonnement du logement était de 6 kW.

Sur la facture suivante, en mars 2010, il est désormais indiqué que l’abonnement souscrit est de 6 kVA. Un petit changement sans incidence à l’époque, car les compteurs ne mesuraient que la Puissance Active (celle en vert), la puissance réactive (en rouge), quant à elle, n’était pas mesurée.

4) Les compteurs électromécaniques ou électroniques mesurent la puissance en kW, ainsi pour ces derniers, il n’y a pas de différence entre le kW et le kVA.

En revanche, le compteur/capteur communicant Linky ne se comporte pas de la même manière, contrairement à ce qu’affirme Enedis. En effet, il mesure les trois puissances (active, réactive et apparente). Or la puissance apparente mesurée dépend d’un facteur très important propre à chaque appareil électrique, le cosinus phi (ou facteur de puissance).

Pour information, la puissance active est égale à la puissance apparente multipliée par le cosinus phi.

P (kW) = P (kVA) x cos phi

Le cosinus phi est compris entre 0 et 1, plus il est proche de 1, moins l’appareil utilise de puissance réactive. A l’inverse, plus le cosinus phi est proche de 0, plus l’appareil utilise la puissance réactive et plus cela aura un impact sur la mesure de la puissance par le Linky.

Des appareils composés principalement de résistances, auront un cosinus phi proche de 1 et donc une puissance réactive faible voire inexistante et n’auront alors pas d’incidence sur le comptage du Linky.

En revanche, les appareils disposants de moteurs ou de composants électroniques auront un cosinus phi largement inférieur à 1 et leur puissance réactive sera élevée. L’incidence sur le mode de mesure de la puissance par le compteur Linky sera très importante.

Or, les appareils n’utilisant pas ou presque pas de puissance réactive sont de plus en plus rares (appareils électriques résistifs) :

  • ampoules à incandescence (interdites depuis de nombreuses années)
  • grille-pain
  • cafetière
  • radiateur électrique
  • minifour à résistance
  • fer à repasser d’ancienne génération (sans centrale vapeur)

 

La quasi intégralité des appareils électriques que nous utilisons actuellement consomment de la puissance réactive et pour certains de façon très importante (appareils électriques réactifs) :

  • ampoules fluo compactes
  • ampoules LED
  • machine à laver
  • réfrigérateur
  • ordinateur
  • télévision
  • chargeurs d’appareils électriques (téléphones portables, tablettes …)

Bilan, avec le compteur Linky, la puissance réactive va être comptabilisée dans le mode de mesure de la puissance électrique.

Attention à bien faire la différence entre la puissance et la consommation. La puissance est exprimée en kVA ou kW, alors que la consommation est exprimée en kWh.

Si on faisait une comparaison avec la consommation d’un véhicule, la puissance électrique (kVA ou kW) correspondrait à la consommation instantanée de carburant du véhicule alors que la consommation électrique (kWh) correspondrait à la consommation moyenne de carburant sur le parcours.

5) Prenons le cas d’un logement individuel ayant un abonnement électrique à 6 kVA et comparons le fonctionnement entre un vieux compteur électromécanique et un compteur Linky.

Sur ce schéma simplifié, le tuyau représente la puissance de l’abonnement souscrit, à savoir 6 kVA, mais comme les anciens compteurs ne mesurent que la puissance active (kW), c’est un peu comme si le tuyau représenté était intégralement réservé à la puissance active. Ainsi, avec les anciens compteurs il n’y a pas de différence entre 6 kVA et 6 kW car ils ne mesurent que le kW.

Si le logement ne dépasse pas la puissance de 6 kW, il n’y aura pas de disjonction. La disjonction ne surviendra que si la puissance demandée est supérieure à la puissance souscrite dans l’abonnement. Point important, avec les anciens compteurs électriques, ce n’est pas le compteur qui disjonctera, mais le disjoncteur.

6) Regardons désormais le même logement avec un compteur Linky. Dorénavant, ce n’est plus la puissance active qui est mesurée, mais la puissance apparente (puissance active + puissance réactive).

Le tuyau étant le même que précédemment, il y a donc moins de « capacité » pour la puissance active. Une des différences fondamentales entre les anciens compteurs et le nouveau compteur est que le Linky contient un disjoncteur interne.

7) Sur ce schéma, on représente la puissance active (en vert) à laquelle le logement avait le droit avant le Linky, et l’on constate que cette puissance dépasse la capacité autorisée par le Linky car elle doit « partager » la capacité autorisée avec la puissance réactive (en rouge). Tant que le logement n’atteint pas cette capacité de dépassement, il ne se passe rien, mais si le logement puise dans cette capacité, comme il pouvait le faire avant, alors il y a disjonction. Le point important à connaitre est, que le disjoncteur du logement n’est pas à l’origine de la disjonction.

C’est le disjoncteur interne du Linky qui provoque la disjonction !

8) Le logement a « dépassé » la capacité autorisée par le compteur Linky, ce dernier provoque une disjonction alors qu’avec l’ancien compteur, il ne se serait rien produit.

Bilan, avec un abonnement identique, la puissance autorisée par le compteur Linky n’est plus la même. Elle est inférieure à celle qui était permise avec les anciens compteurs. La différence dépend du type d’appareils utilisés et de leur mode d’utilisation. Le cosinus phi (facteur de puissance) des appareils électriques aura désormais une importance majeure.

Lorsque l’on démonte un compteur Linky, on constate la présence d’un organe de coupure, il s’agit du disjoncteur interne. Enedis peut augmenter ou diminuer à distance son niveau de disjonction en fonction de l’abonnement souscrit. Il est même possible de couper le courant à distance !

Linky use les nerfs de deux octogénaires

Compteur Linky : « Ca m’a fait perdre 7000 euros »

Linky disjoncte

Un certain nombre de clients devront revoir la puissance de leur abonnement

 

Télécharger la version PDF de cet article.

 

Nouveau (Février 2018)
Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

 

Les compteurs Linky ne sont pas inoffensifs

Le collectif Chartres de Bretagne  –  Collectif anti-linky 35Association AALGA Bretagne
Pétition Anti-Linky

Ne signez pas le nouveau contrat d’EDF

Contrairement à ce qu’affirment Enedis et la presse, les compteurs Linky ne sont pas inoffensifs. Depuis des mois, on ne cesse de nous répéter que le CPL s’arrête au compteur et qu’il ne rentre pas dans les logements. Or, l’agence d’état, le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), vient récemment de publier des mesures sur les compteurs Linky. L’ANSES, autre agence gouvernementale, a profité de ces mesures pour mettre à jour son rapport sur les compteurs Linky.

Dans sa conclusion, l’ANSES indique qu’elle recommande la possibilité d’installer des filtres permettant d’éviter la propagation des signaux CPL à l’intérieur des logements !!!!
L’ANSES confirme enfin que le CPL rayonne dans les logements.

 

De plus, l’ANSES, se basant sur les mesures du CSTB, indique que les trames CPL augmentent sensiblement la nuit, qu’il s’agisse de leur fréquence ou de leur durée. Pourtant Enedis nous dit qu’il n’y a qu’une petite transmission par jour !!!!

 

Et pour couronner le tout, l’ANSES précise qu’il y a très peu de publications dans le monde relatives aux effets sanitaires potentiellement générés par les compteurs communicants. Malgré tout, l’ANSES considère qu’il n’y a pas de danger, mais elle souhaite poursuivre les études … au cas où !

 

L’étude du CSTB, réalisée in-situ sur quelques logements dans la banlieue de Grenoble, confirme clairement que même les personnes n’ayant pas de compteur Linky reçoivent les rayonnements du CPL générés par les Linky et concentrateurs du voisinage proche.

 

Confirmation explicite que les trames CPL circulent, et donc rayonnent, sur l’ensemble du réseau électrique d’un transformateur de quartier. Leur nombre, sous-estimé, est de l’ordre de 4 à 10 par minute, soient 5 760 à 14 400 par jour et par logement.

 

 

Le CSTB fournit un graphique sur les mesures réalisées. Or, afin de minimiser l’impact négatif de ces chiffres sur la population, le graphique utilise une échelle logarithmique. Ce principe mathématique permet d’afficher sur un même graphique, des petites et des grandes valeurs, mais il ne respecte pas l’échelle des valeurs. Si on n’y prête pas attention, il est facile de se faire berner.

En effet, à première vue, la différence visuelle entre la mesure sans Linky et la mesure avec Linky est de l’ordre du double, mais dans la réalité elle est largement supérieure comme vous pourrez le voir sur le graphique sans échelle logarithmique que nous avons refait.

Graphique avec échelle logarithmique (fournit par le CSTB)

 

Graphique à l’échelle normale (fournit par le collectif)
Résultat, la différence n’est plus du double mais … 210 fois plus élevée !
Si on avait voulu nous mentir, on ne s’y serait pas pris autrement !

Pour expliquer ce graphique, il y a eu 4 lieux de mesures dans le logement :

  • Près du compteur électrique (mesure A)
  • Dans la salle de jeu (mesure B)
  • Dans le salon (mesure C)
  • Dans la chambre d’enfant au second niveau (mesure D)

Pour chaque lieu, 5 mesures différentes ont été réalisées :

  • Sans compteur Linky dans le logement ni chez les voisins
  • Sans compteur Linky dans le logement, mais avec des compteurs Linky dans le voisinage
  • Avec le compteur Linky dans le logement et augmentation moyenne du rayonnement CPL par Enedis pour voir les effets
  • Avec le compteur Linky dans le logement et forte augmentation du rayonnement CPL par Enedis pour voir les effets
  • Avec le compteur Linky dans le logement, déploiement terminé dans le voisinage

 

Bilan, on constate que le déploiement du Linky augmente sensiblement le niveau de champ d’induction magnétique, mesuré en µT (micro Tesla). L’ANSES et le CSTB indiquent que les valeurs sont largement inférieures aux normes en vigueur, mais n’oublions pas que les normes en France font partie des plus élevées des pays occidentaux et surtout que la norme correspond, non pas à un seuil à ne pas dépasser pour éviter les risques sur la santé, mais le seuil où les risques sont avérés. Le seuil de sécurité pour la santé étant bien inférieur aux normes en vigueur, mais là, nos agences nationales se gardent bien de vous le préciser.

Le CPL rentre même dans les logements de personnes qui n’ont pas le Linky, mais les champs d’induction magnétiques mesurés sont toutefois très inférieurs à ceux disposant du Linky. comme vous pouvez le constater dans le tableau des mesures réalisées par le CSTB.

  • Pour un logement sans compteur Linky mais dont le voisinage est équipé de compteurs communicants, les champs d’induction magnétiques sont entre 4 et 28 fois plus élevés.
  • Les champs d’induction magnétiques sont entre 12 et 210 fois plus élevés avec un compteur Linky que sans compteur Linky !!!

La position des agences d’état commence à être plus « pondérée » qu’elle ne l’était les mois passés, on peut supposer que les cadres de ces agences commencent à se prémunir contre d’éventuels procès.

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