Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

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Nous avions mis en ligne, il y a quelques mois, un article expliquant les raisons des disjonctions plus fréquentes avec le compteur/capteur Linky en raison du changement de puissance mesurée.
En effet, le Linky ne mesure plus la puissance active (kW) comme le faisaient les compteurs électromécaniques et électroniques, mais la puissance apparente (kVA).  Nous avons pu vous montrer qu’en fonction des appareils utilisés, et du phénomène de déphasage lié à la notion de cosinus phi, la mesure de la puissance soutirée n’était plus la même avec le Linky. Bien entendu, cela n’est pas à l’avantage du consommateur.

Il faut également savoir qu’avec l’arrivée du Linky, la disjonction en cas de dépassement de la puissance souscrite de l’abonnement, ne se produit plus de la même manière qu’avec les compteurs d’anciennes générations.

Pour faire simple, avec les compteurs électromécaniques et électroniques, c’est le disjoncteur qui était chargé de la disjonction en cas de dépassement de la puissance souscrite, désormais, avec le Linky, le disjoncteur est dispensé de cette fonction au profit de l’organe de coupure intégré au Linky.

Explications
Tout logement est pourvu d’un compteur et d’un disjoncteur, ce dernier se chargeant de disjoncter lorsqu’il y a dépassement de puissance. Que l’on ait un compteur électromécanique (bleu) ou électronique (blanc), le disjoncteur est le seul dispositif pouvant couper l’alimentation électrique d’un logement, le compteur électrique ne peut techniquement pas le faire.

Compteur électromécanique

Compteur électronique

 

Compteur Linky

L’une des grandes différences technologiques entre les anciens compteurs et le capteur communicant Linky est la présence d’un organe de coupure faisant office de disjoncteur.
L’organe de coupure se trouve au centre de l’image ci-dessous (détails internes du compteur Linky).

Exemple avec un logement ayant souscrit un abonnement à 6 kVA

Prenons un exemple concret pour démontrer l’arnaque utilisée par Enedis avec le cas d’un logement disposant d’un abonnement à 6 kVA, qui rappelons-le, était un 6 kW il y a quelques années, avant qu’Enedis ne change l’unité de mesure unilatéralement !

Dans un logement équipé d’un compteur classique (électromécanique ou électronique), la disjonction s’effectue sur l’intensité atteinte (exprimée en Ampères). Dans le cas d’un abonnement à 6 kVA (anciennement 6 kW), le disjoncteur est réglé sur 30 A. Un tableau de correspondance est disponible plus bas dans l’article.

Le même logement, désormais équipé d’un compteur/capteur Linky, ne réagira plus de la même façon. En effet, c’est désormais le compteur Linky qui va se charger de mesurer la valeur de l’abonnement mais il n’est plus calibré sur l’intensité (en Ampères), mais sur la puissance apparente (en kVA ou VA).
L’abonnement étant à 6 kVA, la disjonction interviendra à 6000 VA.

Comparons le fonctionnement des deux types de compteurs. L’un est calibré en Ampères, l’autre en VA (Volt Ampère). Or, une valeur de 30 A n’est pas égale à 6 kVA (ou 6000 VA).

Nous allons utiliser la formule de physique adaptée au calcul de la puissance, de l’intensité et/ou de la tension afin de vous démontrer l’arnaque d’Enedis vis à vis des consommateurs.

La formule physique est S = U x I
– S étant la Puissance apparente (Volts Ampères)
– U étant la Tension (Volts)
– I étant l’Intensité (Ampères)

Dans le cas des compteurs classiques, on multiplie la Tension (230 V) par l’Intensité (30A) maximum du disjoncteur. On obtient une valeur de 6900 VA (ou 6,9 kVA).

En ce qui concerne le compteur Linky, nous connaissons la Tension (230 V) et la Puissance Apparente (6 kVA ou 6000 VA), la formule  va nous permettre de calculer l’Intensité du courant. La formule consiste donc à diviser la Puissance (6000 VA) par la Tension (230 V), et cette fois nous trouvons une valeur de … 26,08 A.

 

 

Bilan des calculs

Avec les anciens compteurs les valeurs maximales avant disjonction étaient de 30 A ou 6900 VA, avec le Linky les valeurs sont désormais de 26 A et 6000 VA soient … 13% de moins.

Ci-dessous, les tableaux complets suivants le type d’abonnement avec compteur monophasé ou triphasés.

Et la comparaison entre les deux tableaux où l’on constate clairement la perte de 13%.

On peut donc affirmer que la puissance autorisée par les Linky est inférieure de 13% à celle des autres compteurs d’où les disjonctions fréquentes dès l’installation des Linky chez un grand nombre d’usagers.

Complément d’information sur un document de Next-Up.

Télécharger la version PDF de cet article.

 

La commune de Bécherel s’oppose au compteur Linky

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Pétition Anti-Linky

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Le Conseil Municipal de Bécherel a voté à l’unanimité, le 18 décembre dernier, l’interdiction du déploiement des capteurs communicants Linky sur son territoire.

Bécherel, jolie petite commune d’Ille et Vilaine, connue comme la Cité du Livre, est la 500ème commune de France à prendre une décision allant à l’encontre du déploiement des capteurs Linky (rappelons que c’est comme cela que Philippe Monloubou, le président du Directoire d’Enedis nomme les Linky).

L’Association AALGA Bretagne, composée des différents Collectifs Anti-Linky d’Ille et Vilaine, avait pu rencontrer Madame Parmentier, Maire de la Commune et sa première adjointe au début de l’été 2017, pour leur exposer clairement les inconvénients majeurs des capteurs Linky. Suite à cette réunion, le Conseil Municipal s’est accordé plusieurs mois pour étudier en détail ce dossier compliqué. A la fin de cette période, et après avoir longuement analysé les différents points du déploiement des compteurs communicants, le Conseil Municipal à voté une interdiction du remplacement des actuels compteurs par des Linky.

Merci aux courageux membres du Conseil Municipal et particulièrement à Madame la Maire de Bécherel, d’avoir pris une décision de bon sens protégeant les administrés de la Commune, malgré les pressions d’Enedis et de la Préfecture. Nous espérons que d’autres communes du département suivront cette voie.

Plus de 170 foyers sur les 400 que compte la commune ont signé la pétition anti-Linky faite à l’initiative du Collectif anti-Linky de Bécherel.

Après Bovel, première commune de France à faire appel au Tribunal Administratif pour exiger que son arrêté anti-Linky soit validé par les instances administratives, voici donc une nouvelle épine dans le pied d’Enedis Bretagne car Bécherel fait partie de Rennes Métropôle.

Nous souhaitons une bonne année à Messieurs Laurans et Saillard, respectivement Directeurs d’Enedis Bretagne et Ille et Vilaine !!!!

 

Le Conseil Municipal, après délibération et à l’unanimité :

  •  Refuse le déclassement des compteurs d’électricité existants;
  • Interdit l’élimination des compteurs existants et leur remplacement par des compteurs communicants Linky sans le consentement préalable de la commune et une décision de désaffection de la part de son Conseil Municipal.

La délibération du Conseil Municipal

 

 

 

La commune de Bovel sera la première commune de France à faire appel suite à l’annulation de sa décision anti-Linky

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Pétition Anti-Linky

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La commune de Bovel (Ille et Vilaine) sera la première commune de France à faire appel de la décision d’un Tribunal Administratif, qui avait annulé le vote du Conseil Municipal relatif à l’interdiction du déploiement des compteurs/capteurs Linky sur son territoire.

Bovel. Les compteurs Linky imposés à la municipalité

José Mercier, le Maire de la commune, vient d’annoncer que sa commune va faire appel de la décision devant la Cour Administrative d’Appel de Nantes.

Le Maire déclare qu’il ira « jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme, s’il le faut ».

La commune aura beaucoup plus de chances de succès en Cour administrative d’appel où siègent des magistrats expérimentés, parfois en fin de carrière, et qui n’auront pas peur (espérons-le) de prendre les décisions qui s’imposent : reconnaître que la commune reste propriétaire des compteurs d’électricité même quand elle a délégué sa compétence de distribution de l’électricité à un Syndicat Départemental de l’Energie, et de fait qu’elle peut s’opposer à la mise en place des Linky.

BOVEL sera le fer de lance de ce combat pour la démocratie, le respect des droits des citoyens, leur santé, leur dignité …

Village breton contre compteurs Linky : le maire ira jusqu’à la Cour administrative d’appel

Comme le dit José Mercier dans son interview au quotidien Ouest-France, « la commune à délégué la compétence d’électrification au Syndicat Départemental de l’Energie, mais n’a pas délégué la propriété des compteurs. Le Syndicat en a seulement l’usufruit ».


Pour information, José Mercier sera présent dans l’émission « C Politique » sur France 5, dimanche 28 janvier 2018 à 18H30, où la question des compteurs/capteurs Linky sera abordée.

L’Association AALGA Bretagne a lancé une souscription pour aider la commune dans sa démarche contre Enedis. Les montants reçus par l’AALGA (chèques et souscription en ligne) dépassent largement les besoins nécessaires à la procédure judiciaire et pourront servir à d’autres communes.

Le Pot Commun (aide pour la commune de Bovel)

Action nationale : mesures de la pollution rayonnante du Linky

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Pétition Anti-Linky

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Dans le cadre d’une action nationale, nous sommes équipés pour quelques semaines d’un système de mesure de la LDE (Linky Dirty Electricity) fournit par l’Association Next-Up Organisation.

Ce système va permettre de mesurer la pollution rayonnante générée par la technologie Linky (compteurs et concentrateurs). La LDE est une conséquence des trames CPL délivrées par les compteurs et concentrateurs qui se superposent à la fondamentale du courant électrique à 50 Hz, et génèrent des harmoniques et interharmoniques sur tout le réseau électrique des habitations.

Cette électricité polluée fournie par Enedis, à pour conséquences non seulement de rayonner en champs électromagnétiques dans l’intégralité des logements, mais également de perturber le fonctionnement des appareils électriques.

Si vous êtes équipés d’un compteur Linky installé depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois, que vos voisins sont également équipés de Linky et que vous résidez en Ille-et-Vilaine (de préférence dans la région rennaise), vous pouvez nous contacter pour que l’on effectue les mesures de LDE à votre domicile.

Ces mesures sont entièrement gratuites et ne vous engagent à rien, nous n’avons rien à vendre, nous sommes des bénévoles, notre but étant de sensibiliser et d’informer la population.

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Rappel du fonctionnement de l’infrastructure Linky.
La LDE est générée par les échanges entre le concentrateur et les compteurs Linky, mais également entre les différents compteurs Linky.

 

Principe de superposition des trames CPL de type radiofréquence (plusieurs milliers de Hz) sur la fondamentale du courant électrique à 50 Hz.

Rappel des différents chiffres :

 

 

Linky permet d’espionner les logements

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Nous allons vous montrer, une fois de plus, qu’Enedis nous ment, quant à la capacité réelle de surveillance du compteur capteur Linky.

Regardons ce que nous dit le Directeur du Projet Linky, le fameux Bernard Lassus à ce sujet.
Interrogé sur RMC, le 1er avril 2016, par Jean-Jacques Bourdin.

A la question sur l’éventualité que le compteur puisse permettre de surveiller les habitudes des usagers, Bernard Lassus répond :

« C’est un compteur qui mesure des courants électriques et qui ne sait pas reconnaitre l’électron qui vient de la machine à laver, de la télévision, de votre fer à repasser ou autres. Ce n’est qu’un compteur, on a aucun intérêt à aller surveiller la vie des uns et des autres. Et sachez qu’on est énormément surveillés. On est presque comme un malade auquel on met énormément de capteurs.
Tout le monde nous surveille, la CNIL, les associations de consommateurs. »

Bernard Lassus parle de compteur, mais son grand patron, Philippe Monloubou, parle quant à lui de … capteur, ce qui a le mérite d’être clair !

« Notre métier évolue et nous sommes désormais un opérateur de big data qui va bientôt gérer 35 millions de capteurs connectés.»

Enedis est un opérateur de big data qui gérera bientôt 35 millions de capteurs

Et il récidive le bougre !

« Les compteurs intelligents tels que Linky sont autant de capteurs de données.»

Les compteurs intelligents tels que Linky sont autant de capteurs de données

Lors d’une émission sur France Info le 22 mai 2017, ce même Bernard Lassus, interrogé sur l’utilisation des données personnelles, répond :

« Il faut savoir que l’information que l’on véhicule, c’est simplement une consommation globale qui ne sait pas différencier l’utilisation que vous avez sur votre four ou d’autres équipements. « 

« Il est très difficile au travers de ce signal de savoir s’il y a une présence ou non. »

S’il voulait se moquer de nous, il ne s’y prendrait pas autrement !
Bernard Lassus dit clairement que le compteur/capteur Linky n’a aucune capacité pour déterminer quels appareils il mesure. En fait, il noie le poisson, si le compteur ne sait pas forcément quels équipements sont actifs, il n’en reste pas moins, qu’il collecte les informations avec une précision de 2 secondes (car c’est le taux de rafraichissement des données de consommation annoncé par Bernard Lassus, pour le fonctionnement du boitier ERL) et qu’il enregistre la courbe de charge avec un pas de 10 minutes.

Les données collectées, soit disant anonymes, contiennent des infos précises sur les signatures électriques des équipements et peuvent ensuite être analysées dans les centres de traitement des données d’Enedis à l’aide d’algorithmes fournis par des startup spécialisées dans le domaine.

 

Regardons désormais, du côté des spécialistes du domaine.

L’informaticien Ulrich Greveler s’est spécialisé dans l’analyse des données sur la consommation d’énergie.

Interrogé par l’équipe de l’émission Xenius sur Arte, Ulrich Grebeler, Docteur en génie des sciences de l’informatique de l’Université du Rhin Waal des sciences appliquées, déclare :

Qu’est-ce que l’électroménager peut bien révéler sur ses utilisateurs ?

« Les appareils récents qui communiquent les données en temps réel sont une source d’information à forte valeur ajoutée.
La précision est telle que nous pouvons reconnaitre toutes les configurations d’appareils.
A partir de la consommation que génère la luminosité d’un téléviseur par exemple, nous pouvons même identifier quel film visionne le téléspectateur.»

Les informations de consommation d’énergie transmises par les compteurs deviennent le miroir du mode de vie d’un foyer.
De quoi intéresser les groupes énergétiques mais également les entreprises commerciales, les commissions d’enquête et les cambrioleurs.

 

Yann Padova, chargé des compteurs communicants à la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), confirme que l’on est capable de déduire l’identité d’un équipement électrique car chaque appareil à une empreinte électrique.
Le message est clair, on peut, en analysant la courbe de charge de la consommation, en déduire à l’aide d’algorithmes, quels appareils sont utilisés car ils disposent tous d’une empreintes électriques les identifiants.

« Il existe des startup qui arrivent à déduire l’identité de votre équipement parce que chaque appareil à une empreinte spécifique.»

Si après cela, certains ne sont toujours pas convaincus qu’Enedis nous ment, et qu’il est donc techniquement possible de déduire une grande quantité d’informations très pertinentes provenant des collectes du Linky, sur nos habitudes de consommation …

Pour rappel, la CNIL précise qu’elle n’a aucun moyen de vérifier ce qu’il se passe dans le compteur, seul Enedis à la main dessus.

 

Le compteur Linky est-il piratable ?

Le collectif Chartres de Bretagne
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Le compteur Linky est-il ultra-sécurisé comme nous le dit Enedis et donc non-piratable ?

Enedis et la presse ne cessent de nous rabâcher que le compteur Linky est sécurisé voire ultra-sécurisé. Est-ce la réalité ou bien, peut-on légitimement en douter ?

Que dit Enedis à ce sujet ?

Plaquette, le compteur Linky tout simplement
Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper, détecter et juguler toute tentative d’intrusion.

Plaquette destinée aux parlementaires : Linky, le nouveau compteur communicant d’eRDF
Notre entreprise est très vigilante quant à la sécurité des données qui transitent dans la chaine numérique, du compteur Linky jusqu’à ses systèmes d’information. Les données qui circulent dans le système d’information Linky font l’objet d’un cryptage sur toute la chaine.
Une équipe dédiée à la sécurité du système au sein du programme Linky est quotidiennement mobilisée sur ce sujet. ERDF travaille en outre étroitement avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) : le système Linky respecte le référentiel de sécurité certifié par l’ANSSI.

Plaquette Linky destinée au public : Tout savoir sur le compteur Linky
Plaquette Linky
Le dispositif de sécurité mis en place est conforme à la réglementation.

Foire aux questions sur le Linky
Foire aux questions
Les données sont-elles sécurisées ?
Oui, les données sont sécurisées … Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper et détecter toute tentative d’intrusion dans le compteur.

Est-ce que le système informatique du compteur Linky est sécurisé ?
Oui … Le niveau de sécurité est parmi les plus élevés.

Interview de Gilles Rollet, Directeur Régional Enedis Poitou-Charente
Interview dans la Nouvelle République
Linky respecte l’ensemble des préconisations faites … de sécurité et de protection des données privées.

Interview Bernard Lassus, Directeur du projet Linky
Interview dans la Dépêche
Dans le cadre de la cybersécurité, nous avons collaboré avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information. Nous avons mis en place une cryptologie très forte des données, des systèmes contre les intrusions des hackers. Le système est vraiment sécure.

Interview Bernard Lassus sur RMC

Jean-Jacques Bourdin : Linky est un boitier connecté, il risque donc d’être piraté ?
Bernard Lassus : Alors là, Il faut savoir qu’on travaille avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information et on suit exactement l’ensemble des recommandations. Tous les signaux sont cryptés, il y a des éléments de technologie très avancés qui s’autodétruisent en cas d’intrusion massive.

Donc, si on croit Enedis, le système Linky est ultra-sécurisé, les hackers n’ont qu’à bien se tenir. La technologie française c’est quand même autre chose, elle ne craint pas le piratage !!!!

Pourtant, il y a … un très gros problème sur la chaine Linky.

En effet, le concentrateur, situé dans le local transformateur de quartier, n’est pas si sécurisé qu’Enedis veut bien le dire. Pourtant c’est lui qui pilote tous les compteurs Linky et qui se charge de la récupération et de l’envoi des données de consommation des logements.

Explications :

Le concentrateur (iTron PLCC MK3), que l’on voit ci-dessus, est un ordinateur sans écran, et comme tout ordinateur, il dispose de logiciels pour assurer son fonctionnement. Or, parmi eux, se trouve le logiciel Oracle Java.

La preuve en regardant la description technique du concentrateur iTron PLCC3G MK3 fabriqué dans l’usine de Cahors (46) dans laquelle il est stipulé que : « Le concentrateur est équipé d’une machine virtuelle Java qui permet de recevoir une application Java. »

Plaquette iTron PLCC3G (Mark3)

La documentation officielle du compteur Linky iTron prouve que c’est bien le concentrateur PLCC MK3 qui est l’équipement de communication du Linky.

Il ne fait aucun doute que ce concentrateur utilise Java, il est même indiqué que la collecte des données de comptage est réalisée par l’application Java !

Malheureusement, quel logiciel trouve-t-on à la première place des logiciels contenant le plus de failles de sécurité dans le classement mondial en 2015 ?
Le « vainqueur » est … Oracle Java, avec plus de 119 vulnérabilités recensées en 2015 dont la moitié des failles restent non corrigées !!!!
Cette information provient du cabinet Secunia, spécialiste mondial de la sécurité informatique.

Qu’en est-il de la France ?
Flexera, autre cabinet spécialisé dans la sécurité informatique, donne Oracle Java en seconde position des logiciels les plus exposés aux failles de sécurité sur le marché français en 2016, avec de nombreuses vulnérabilités, dont la moitié restent non corrigées.

Rapports Flexera (France)

Tout informaticien correctement formé, sait que Java est l’une des portes d’entrée préférées des hackers pour s’introduire sur un système informatique et en prendre la main. Enedis nous annonce pourtant que son compteur vert est ultra-sécurisé, alors même qu’il utilise Java au cœur de son système de communication, dans le concentrateur, chargé du pilotage des compteurs Linky.

Comment peut-on encore penser que le système Linky est ultra-sécurisé alors qu’il utilise le logiciel le plus exposé aux failles de sécurité, permettant aux hackers de prendre le contrôle sans aucune difficulté ?

C’est à se demander si Enedis ne se moque pas de nous.

Quelques exemples trouvés dans la presse spécialisée (informatique et sécurité).

Java : un logiciel vulnérable à désactiver plus que jamais

 

Il pleut des failles dans Java et Flash. Pensez à désactiver ces plugins en attendant le correctif.

 

Java : il reste des failles malgré les correctifs d’Oracle

 

Java : les failles de sécurité persistent malgré le patch correctif

Il y a déjà des exemples de piratages de compteurs communicants (en Allemagne et en Espagne par exemple), qui fonctionnent avec les technologies similaires à celles du Linky.


Piratable ou pas ?

 


Les compteurs Linky à la merci des pirates ?

 


Linky : nos données seront-elles en sécurité ?

 

La justice interdit la pose d’un compteur Linky et condamne Enedis

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Suite (et pas fin) des problèmes de la Société Enedis avec la Justice.

Source : Organisation Next-Up

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, les actions en Justice contre la Société Enedis ou contre son réseau de partenaires, commencent à « porter leurs fruits ». Cette fois, par ordonnance du 20/09/2017 en référé, le Tribunal de Grande Instance de Grenoble, vient de condamner la Société Enedis à ne pas installer un compteur communicant Linky dans un logement dont le fils des propriétaires est électrosensible.

Le référé au Tribunal de Grande Instance de Grenoble opposait la famille F. de Meylan (Isère) à la Société Enedis.

Fin 2015, la SA ENEDIS a informé les époux F. qu’elle allait procéder au remplacement de leur compteur électrique par un nouveau compteur permettant le relevé à distance, dénommé communément sous le nom de « Linky ».
Les époux F., dont le fils est électrosensible se sont opposés à ce changement.

Les époux F. ont fait assigner la SA ENEDIS devant le juge des Référés du Tribunal de Grande Instance de GRENOBLE (38) afin, en application des dispositions de l’article 809 du Code de Procédure Civile de voir :

  • interdire à installer un compteur communicant par radio-fréquences, dit « Linky »,
  • dire et juger qu’un compteur mécanique du type de celui existant actuellement dans la propriété des époux F. répond aux exigences relatives au calcul de la consommation des requérants,
  • condamner la SA ENEDIS aux dépens outre une somme de 800 € en application des dispositions de l’article 700 du Code de Procédure Civile.

La défense de la société Enedis était de déclarer la requête irrecevable dès lors que les époux F. n’ont ni qualité, ni intérêt à agir puisqu’ils justifient leur demande par le fait que leur fils serait électrosensible, alors qu’il n’est démontré ni que celui-ci, majeur, est au bénéfice d’une mesure de protection qui leur aurait été confiée, ni qu’il vit avec eux.

La Société Enedis demandait également de débouter les époux F. de leurs demandes, dès lors qu’il n’est pas démontré qu’il existe un trouble manifestement illicite et de dommage imminent.

Le Tribunal à alors considéré :
Qu’il est établi par les époux F. qui produisent aux débats un certificat médical, que leur fils « est atteint d’un syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et que cette situation contre-indique la pose de tout compteur dit intelligent« .

Dans ces conditions, quand bien même, les époux F. ne sont pas les représentants légaux de leur fils, majeur, et même si ce dernier n’est pas domicilié chez ses parents, ils ont bien qualité et intérêts à agir dès lors que c’est dans le bien dont ils sont propriétaires et où ils sont susceptibles de recevoir la visite de leur fils que le compteur litigieux doit être mis en place.

La demande des époux F. sera déclarée recevable.

Sur le fond de la demande, le Tribunal de Grande Instance de Grenoble indique que :

Le président peut toujours, même en présence d’une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir d’un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.

En l’espèce, en l’état actuel des éléments scientifiques contradictoires produits aux débats par les parties, il n’est pas à exclure totalement que les ondes émises par le compteur litigieux soient en mesure de causer un trouble à certaines personnes, même s’il s’agit d’un risque limité à quelques individus. Comme il a été vu ci-dessus, le fils des requérants serait, selon avis médical, sensible aux ondes électromagnétiques.

Dans ces conditions, dès lors que le fils des époux F., qui a défaut d’avoir la certitude qu’il est domicilié dans le bien immobilier de ceux-ci, est susceptible de par ses liens familiaux de s’y rendre régulièrement, il est suffisamment démontré que la mise en place du compteur « Linky » causera un trouble qui peut-être qualifié de manifestement illicite au regard de l’atteinte portée à la santé de celui-ci.

En conséquence, comme au surplus, le contrôle de la consommation électrique peut continuer à se faire avec l’aide du compteur actuellement en place, il est justifié de faire cesser le trouble manifestement illicite causé aux époux F. et d’interdire à la SA ENEDIS d’installer le compteur communicant par radio-fréquences, dit « Linky » à leur domicile.

Sur les demandes accessoires des époux F., il n’apparaît pas équitable de laisser à la charge des époux F. tout ou partie des frais irrépétibles exposés par eux. Il convient donc en conséquence de condamner la SA ENEDIS, qui supportera également la charge à dépens, à leur payer la somme de 800 € en application des dispositions de l’article 700 du Code Procédure Civile.

Par ces motifs, les Juges des Référés déclarent :

  • La procédure initiée par Monsieur Jean-Marc F. et son épouse, recevable.
  • Interdisent à la SA ENEDIS d’installer le compteur communicant par radio-fréquence, dit « Linky » dans le domicile de Monsieur Jean-Marc F. et de son épouse.
  • Condamnent la SA ENEDIS à payer la somme de 800 € en application des dispositions de l’article 700 du Code de Procédure Civile.

Ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Grenoble (source : Organisation Next-Up)

Un point très important, la justice considère bien, contrairement à ce qu’affirme Enedis, que le compteur Linky communique avec des radio-fréquences.

A noter, que l’avocat qui a obtenu cette condamnation de la Société Enedis, est Maitre Jean-Pierre Joseph. Il avait déjà fait condamner l’OPAC 38, il y a un an, et obtenu le démontage d’un compteur communicant d’eau chez une personne électro-hypersensible.

Premiers démontages des nouveaux compteurs à Radio-Fréquences ordonnés par un Tribunal

 

Justice : les déboires d’Enedis

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Rien ne va plus pour Enedis et ses partenaires, le vent commence à tourner.

Voir également : La justice interdit la pose d’un compteur Linky et condamne Enedis

Après que le Tribunal Administratif de Melun ait rejeté un recours formulé par la Préfecture de Seine et Marne (à la demande d’Enedis) contre une délibération du Conseil Municipal de Chauconin-Neufmontiers relative à l’interdiction du déploiement des compteurs Linky sur son territoire, c’est désormais un second revers en quelques jours pour la filiale d’EDF suite à la décision du Tribunal d’Instance de La Rochelle qui a jugé qu’il était légal de s’opposer à l’installation d’un compteur Linky.

On attend avec impatience la décision du Tribunal de Grande Instance de Toulon courant octobre au sujet de la demande d’Eric Merelle, un particulier s’étant fait imposé de force un compteur Linky, qui souhaite le remplacement de ce dernier par un compteur classique.

La Rochelle : Enedis et son partenaire Solution 30 déboutés
La juridiction de Proximité du Tribunal d’Instance de la Rochelle a débouté le partenaire d’Enedis, Solution 30, quant à sa plainte sur des supposées violences lors de la pose d’un compteur Linky chez un usager qui le refusait.

Île de Ré : un retraité relaxé de « violences » après avoir expulsé un technicien Linky

Résumé des faits :
Début 2017, Jean-Claude G. citoyen consommateur lié par un contrat commercial dont tous les termes sont de droit opposable à la SA ENEDIS, dont celui explicite de la qualité de la marchandise fournie, soit de l’électricité en une seule fréquence de 49,5Hz à 50,5Hz, a signifié par lettre recommandée son opposition au changement de son compteur par un Linky qui ne respecte pas les termes de son contrat, par précaution il a posé un imprimé exposant son refus et a installé en protection deux rails métalliques pour bloquer l’accès à son compteur.
Néanmoins malgré son opposition claire et réitérée, un prestataire d’ENEDIS, agent de la société SOLUTION 30 s’est introduit sur la propriété de Jean-Claude pour remplacer son compteur par un compteur connecté Linky …
Le citoyen consommateur Jean-Claude s’est opposé physiquement à l’agent de la société SOLUTION 30 en plein action, ceci pour protéger son bien …

« Il est constant et non contesté que le 19 juiller 2016, à Sainte-Marie-de-Ré, des agents d’une société SOLUTION 30, chargée par ENEDIS (ex ERDF) de procéder à la pose de compteurs « Linky » se sont introduits au domicile du prévenu et ont entrepris de remplacer le compteur électrique existant par un compteur « Linky », cela malgré l’opposition claire et réitérée de M. xxxxx exprimée tant par lettre du 26 juin 2017 à ENEDIS que par l’installation de deux rails en aluminium destinés à bloquer l’accès à son compteur, outre l’apposition près de son compteur d’un imprimé exposant son refus. Un technicien de SOLUTION 30, M. zzzzz, partie civile, a sectionné lesdits rails et arraché l’imprimé et se trouvait à genoux en train de changer le compteur lorsque M. xxxxx l’a surpris, l’a pris par les épaules et l’a fait basculer en arrière, la chute occasionnant une ecchymose. »

La Justice a donc débouté Enedis et son partenaire Solution 30. Monsieur xxxxx a été relaxé.

« Attendu qu’aux termes de l’article 122-5 alinéa 2 du Code pénal, « n’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense … lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction »; »

« Attendu que le remplacement dans un domicile privé et malgré la volonté de l’habitant d’un compteur électrique par un autre, peu important que tous deux appartinssent à la collectivité territoriale selon l’article L 322-4 du Code de l’énergie, causant à tout le moins des dommages aux biens du prévenu, à savoir les barreaux de protection et l’imprimé affiché, présente les caractères d’une agression légitimante à laquelle le prévenu a apporté une riposte strictement proportionnée et nécessaire, d’où il suit que les faits reprochés à M. xxxxx ont été commis en état de légitime défense, les dépouillant de leur caractère infractionnel ; »

Il en ressort que :
« Le citoyen consommateur a le droit sans caractère infractionnel de protéger légitimement concrètement par des protections, mais aussi physiquement son compteur électrique contre les intervenant, ceci peu important qu’il appartienne à la collectivité territoriale selon l’article L 322-4 du Code de l’énergie. »

Le jugement du Tribunal d’Instance de La Rochelle

 

Chauconin-Neufmontiers : Enedis et la Préfecture de Seine et Marne déboutés
Compteur Linky : Chauconin-Neufmontiers savoure sa « victoire » contre Enedis


Michel Bachmann, maire de Chauconin-Neufmontiers : « A Chauconin, nous n’aimons pas trop qu’on nous impose des choses »

Résumé des faits :
Le 12 décembre 2016, le Conseil Municipal de Chauconin-Neufmontiers a pris à l’unanimité la décision de s’opposer à l’installation du compteur Linky sur le territoire de sa commune afin de protéger la santé et la vie privée de ses administrés.
Enedis souhaitant calmer les ardeurs de la petite commune de Seine et Marne, demande à la Préfecture de faire un recours en justice contre cette décision. Malheureusement pour eux, ils ont été déboutés car le recours a été formulé hors délais. En effet, la justice administrative doit être saisie dans les deux mois suivant la délibération.

Le délai n’ayant pas été respecté, la demande de la Préfecture a été rejetée et cette dernière a été condamnée à payer la somme de 1 500 € à la commune de Chauconin-Neufmontiers. Il s’agit d’une décision sur la forme et non pas sur le fond, mais elle montre clairement que la Préfecture et donc Enedis, tentent de passer en force au mépris du droit.

Ordonnance du Tribunal Administratif

La commune gagne face aux compteurs Linky

Nonobstant que des centaines de délibérations (Arrêtés) de communes contre le déploiement du Linky n’ont pas fait l’objet de recours dans le délai réglementaires de deux mois devant la juridiction administrative, en conséquence de facto et obligatoirement ces centaines de délibérations ont valeur de droit opposable.

 

Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ?

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

Ne signez pas le nouveau contrat d’EDF

Nous contacter : collectifchartresdebretagne@gmail.com

Voir également la seconde partie de cet article.
Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

Nombreux sont les clients d’EDF (ou d’autres fournisseurs d’électricité) qui rencontrent des disjonctions fréquentes après l’installation du compteur Linky et qui doivent ainsi, augmenter la puissance électrique de leur logement et par conséquent, accroître le coût de leur abonnement, pour ne plus subir ces contraintes répétitives.

Explications de ce « phénomène » prévisible.

Les schémas qui sont présentés dans ce document, ont volontairement été simplifiés afin de vulgariser le fonctionnement des compteurs électriques et d’expliquer simplement la raison des disjonctions du Linky.

1) Enedis (ex eRDF) fournit une puissance électrique exprimée en kVA à chaque habitation, mais les anciens compteurs électriques (électromécaniques ou électroniques) ne connaissent pas cette notion, ils mesurent la puissance en kW.

2) La puissance électrique fournie au logement est donc exprimée en kVA, il s’agit d’une puissance nommée Puissance Apparente (en jaune), mais elle se décompose en deux parties :

  • la Puissance Active (en vert), mesurée en kW
  • la Puissance Réactive (en rouge), mesurée en kVAr

3) C’est aux alentours de 2010 que les fournisseurs d’énergie ont modifié l’unité de mesure de la puissance électrique sur les factures des abonnés afin de préparer « la transition » avec les futurs compteurs/capteurs communicants.

Exemple sur une facture de février 2010 indiquant que la puissance de l’abonnement du logement était de 6 kW.

Sur la facture suivante, en mars 2010, il est désormais indiqué que l’abonnement souscrit est de 6 kVA. Un petit changement sans incidence à l’époque, car les compteurs ne mesuraient que la Puissance Active (celle en vert), la puissance réactive (en rouge), quant à elle, n’était pas mesurée.

4) Les compteurs électromécaniques ou électroniques mesurent la puissance en kW, ainsi pour ces derniers, il n’y a pas de différence entre le kW et le kVA.

En revanche, le compteur/capteur communicant Linky ne se comporte pas de la même manière, contrairement à ce qu’affirme Enedis. En effet, il mesure les trois puissances (active, réactive et apparente). Or la puissance apparente mesurée dépend d’un facteur très important propre à chaque appareil électrique, le cosinus phi (ou facteur de puissance).

Pour information, la puissance active est égale à la puissance apparente multipliée par le cosinus phi.

P (kW) = P (kVA) x cos phi

Le cosinus phi est compris entre 0 et 1, plus il est proche de 1, moins l’appareil utilise de puissance réactive. A l’inverse, plus le cosinus phi est proche de 0, plus l’appareil utilise la puissance réactive et plus cela aura un impact sur la mesure de la puissance par le Linky.

Des appareils composés principalement de résistances, auront un cosinus phi proche de 1 et donc une puissance réactive faible voire inexistante et n’auront alors pas d’incidence sur le comptage du Linky.

En revanche, les appareils disposants de moteurs ou de composants électroniques auront un cosinus phi largement inférieur à 1 et leur puissance réactive sera élevée. L’incidence sur le mode de mesure de la puissance par le compteur Linky sera très importante.

Or, les appareils n’utilisant pas ou presque pas de puissance réactive sont de plus en plus rares (appareils électriques résistifs) :

  • ampoules à incandescence (interdites depuis de nombreuses années)
  • grille-pain
  • cafetière
  • radiateur électrique
  • minifour à résistance
  • fer à repasser d’ancienne génération (sans centrale vapeur)

 

La quasi intégralité des appareils électriques que nous utilisons actuellement consomment de la puissance réactive et pour certains de façon très importante (appareils électriques réactifs) :

  • ampoules fluo compactes
  • ampoules LED
  • machine à laver
  • réfrigérateur
  • ordinateur
  • télévision
  • chargeurs d’appareils électriques (téléphones portables, tablettes …)

Bilan, avec le compteur Linky, la puissance réactive va être comptabilisée dans le mode de mesure de la puissance électrique.

Attention à bien faire la différence entre la puissance et la consommation. La puissance est exprimée en kVA ou kW, alors que la consommation est exprimée en kWh.

Si on faisait une comparaison avec la consommation d’un véhicule, la puissance électrique (kVA ou kW) correspondrait à la consommation instantanée de carburant du véhicule alors que la consommation électrique (kWh) correspondrait à la consommation moyenne de carburant sur le parcours.

5) Prenons le cas d’un logement individuel ayant un abonnement électrique à 6 kVA et comparons le fonctionnement entre un vieux compteur électromécanique et un compteur Linky.

Sur ce schéma simplifié, le tuyau représente la puissance de l’abonnement souscrit, à savoir 6 kVA, mais comme les anciens compteurs ne mesurent que la puissance active (kW), c’est un peu comme si le tuyau représenté était intégralement réservé à la puissance active. Ainsi, avec les anciens compteurs il n’y a pas de différence entre 6 kVA et 6 kW car ils ne mesurent que le kW.

Si le logement ne dépasse pas la puissance de 6 kW, il n’y aura pas de disjonction. La disjonction ne surviendra que si la puissance demandée est supérieure à la puissance souscrite dans l’abonnement. Point important, avec les anciens compteurs électriques, ce n’est pas le compteur qui disjonctera, mais le disjoncteur.

6) Regardons désormais le même logement avec un compteur Linky. Dorénavant, ce n’est plus la puissance active qui est mesurée, mais la puissance apparente (puissance active + puissance réactive).

Le tuyau étant le même que précédemment, il y a donc moins de « capacité » pour la puissance active. Une des différences fondamentales entre les anciens compteurs et le nouveau compteur est que le Linky contient un disjoncteur interne.

7) Sur ce schéma, on représente la puissance active (en vert) à laquelle le logement avait le droit avant le Linky, et l’on constate que cette puissance dépasse la capacité autorisée par le Linky car elle doit « partager » la capacité autorisée avec la puissance réactive (en rouge). Tant que le logement n’atteint pas cette capacité de dépassement, il ne se passe rien, mais si le logement puise dans cette capacité, comme il pouvait le faire avant, alors il y a disjonction. Le point important à connaitre est, que le disjoncteur du logement n’est pas à l’origine de la disjonction.

C’est le disjoncteur interne du Linky qui provoque la disjonction !

8) Le logement a « dépassé » la capacité autorisée par le compteur Linky, ce dernier provoque une disjonction alors qu’avec l’ancien compteur, il ne se serait rien produit.

Bilan, avec un abonnement identique, la puissance autorisée par le compteur Linky n’est plus la même. Elle est inférieure à celle qui était permise avec les anciens compteurs. La différence dépend du type d’appareils utilisés et de leur mode d’utilisation. Le cosinus phi (facteur de puissance) des appareils électriques aura désormais une importance majeure.

Lorsque l’on démonte un compteur Linky, on constate la présence d’un organe de coupure, il s’agit du disjoncteur interne. Enedis peut augmenter ou diminuer à distance son niveau de disjonction en fonction de l’abonnement souscrit. Il est même possible de couper le courant à distance !

Linky use les nerfs de deux octogénaires

Compteur Linky : « Ca m’a fait perdre 7000 euros »

Linky disjoncte

Un certain nombre de clients devront revoir la puissance de leur abonnement

 

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Nouveau (Février 2018)
Pourquoi est-ce que l’on disjoncte beaucoup plus fréquemment avec le compteur Linky ? (2ème partie)

 

Les mensonges d’Enedis (ex eRDF) sur les Radio-fréquences

Lettres de refus (exemples à télécharger), sommation par huissier et protection du compteur

Bernard Laurans, Directeur Régional d’Enedis (ex eRDF) Bretagne affirme en direct sur l’antenne de Radio Bleu Armorique que Linky n’émet aucune radio-fréquence.
Vous pouvez écouter les propos de Monsieur Laurens ci-dessous.

Bernard Laurans sur Radio Bleu Armorique

Cette affirmation est proprement hallucinante et mensongère.

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Qu’est-ce qu’une radio-fréquence ?
Le terme radio-fréquence (souvent abrégé en RF) désigne les ondes radio dont le spectre est situé entre 3 KHz et 300 GHz, ce qui inclut les fréquences utilisées par différents moyens de radiocommunication, notamment la téléphonie mobile, le Wi-Fi ou la radiodiffusion, ainsi que des signaux destinés à d’autres usages comme les radars ou les fours à micro-ondes.
Définition radio-fréquence

Rappelons la fréquence utilisée par le CPL du compteur Linky dans sa version actuelle en norme G1. Enedis parle bien d’une plus haute fréquence de 63 à 74 KHz superposée au signal électrique.radio-2

Les fréquences de 63 et 74 KHz (63 000 et 74 000 Hz) sont bien des radio-fréquences puisqu’elles sont comprises dans la plage des 3 KHz à 300 GHz (3 000 à 300 000 000 000 Hz). Pourquoi alors, Monsieur Laurans, indique que le Linky n’émet aucune radio-fréquence ?

 

Regardons le fonctionnement du CPL (Courant Porteur en Ligne)
Le principe des CPL consiste à superposer au courant électrique alternatif de 50 ou 60 Hz un signal à plus haute fréquence et de faible énergie. Ce deuxième signal se propage sur l’installation électrique et peut être reçu et décodé à distance. Ainsi le signal CPL est reçu par tout récepteur CPL de même catégorie se trouvant sur le même réseau électrique. Cette façon de faire comporte cependant un inconvénient : le réseau électrique n’est pas adapté au transport de hautes fréquences car il n’est pas blindé. En conséquence, la plus grande partie de l’énergie injectée par le modem CPL est rayonnée sous forme d’onde radio.
Fonctionnement du CPL

De plus, Bernard LAURANS compare le CPL utilisé depuis les années 60 pour les heures creuses et pleines avec le CPL utilisé par le Linky. Le premier à une fréquence de 175 Hz alors que le second à des fréquences de 63300 et 74000 Hz (soit 400 fois plus) dans sa norme G1 et 36 fréquences de 35938 à 90625 Hz en norme G3 !
La fréquence de 175 Hz n’est pas une radio-fréquence contrairement à celle du Linky.

Mensonges pour tromper les personnes ou erreurs involontaires ?

 

Qu’en est-il du fameux module ERL (Emetteur Radio Linky), qu’ Enedis « oublie » toujours de mentionner.
Ce petit boitier, qui n’est pas installé de base dans les actuels Linky, le sera dans quelques semaines. Il sera payant, sauf pour les ménages à faibles revenus, et permettra de connecter le fameux boitier permettant d’avoir sa consommation en temps réel. Précision importante, la recommandation initiale de la Directive Européenne, conditionnait l’installation des compteurs communicants (Linky) avec l’installation du boitier d’information sur la consommation en temps réel, et cela devait être sans frais pour le consommateur !
La même recommandation était faite par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie).

Non seulement, le boitier n’est pas encore proposé aux ménages français, mais quand il le sera, cela sera payant. Le plus grave, est que ce boitier se connectera au compteur Linky (sur l’ERL) avec un protocole de Radio-fréquence nommé le ZigBee. Ce dernier ayant une fréquence de … 868 MHz (868 000 000 Hz).

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Fréquences du ZigBee

Contrairement aux propos de Monsieur Laurans, le Linky émettra des radio-fréquences, et surtout il y en aura de deux types : CPL et ZigBee.

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