Linky permet d’espionner les logements

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

Nous contacter : collectifchartresdebretagne@gmail.com

Nous allons vous montrer, une fois de plus, qu’Enedis nous ment, quant à la capacité réelle de surveillance du compteur capteur Linky.

Regardons ce que nous dit le Directeur du Projet Linky, le fameux Bernard Lassus à ce sujet.
Interrogé sur RMC, le 1er avril 2016, par Jean-Jacques Bourdin.

A la question sur l’éventualité que le compteur puisse permettre de surveiller les habitudes des usagers, Bernard Lassus répond :

« C’est un compteur qui mesure des courants électriques et qui ne sait pas reconnaitre l’électron qui vient de la machine à laver, de la télévision, de votre fer à repasser ou autres. Ce n’est qu’un compteur, on a aucun intérêt à aller surveiller la vie des uns et des autres. Et sachez qu’on est énormément surveillés. On est presque comme un malade auquel on met énormément de capteurs.
Tout le monde nous surveille, la CNIL, les associations de consommateurs. »

Bernard Lassus parle de compteur, mais son grand patron, Philippe Monloubou, parle quant à lui de … capteur, ce qui a le mérite d’être clair !

« Notre métier évolue et nous sommes désormais un opérateur de big data qui va bientôt gérer 35 millions de capteurs connectés.»

Enedis est un opérateur de big data qui gérera bientôt 35 millions de capteurs

Et il récidive le bougre !

« Les compteurs intelligents tels que Linky sont autant de capteurs de données.»

Les compteurs intelligents tels que Linky sont autant de capteurs de données

Lors d’une émission sur France Info le 22 mai 2017, ce même Bernard Lassus, interrogé sur l’utilisation des données personnelles, répond :

« Il faut savoir que l’information que l’on véhicule, c’est simplement une consommation globale qui ne sait pas différencier l’utilisation que vous avez sur votre four ou d’autres équipements. « 

« Il est très difficile au travers de ce signal de savoir s’il y a une présence ou non. »

S’il voulait se moquer de nous, il ne s’y prendrait pas autrement !
Bernard Lassus dit clairement que le compteur/capteur Linky n’a aucune capacité pour déterminer quels appareils il mesure. En fait, il noie le poisson, si le compteur ne sait pas forcément quels équipements sont actifs, il n’en reste pas moins, qu’il collecte les informations avec une précision de 2 secondes (car c’est le taux de rafraichissement des données de consommation annoncé par Bernard Lassus, pour le fonctionnement du boitier ERL) et qu’il enregistre la courbe de charge avec un pas de 10 minutes.

Les données collectées, soit disant anonymes, contiennent des infos précises sur les signatures électriques des équipements et peuvent ensuite être analysées dans les centres de traitement des données d’Enedis à l’aide d’algorithmes fournis par des startup spécialisées dans le domaine.

 

Regardons désormais, du côté des spécialistes du domaine.

L’informaticien Ulrich Greveler s’est spécialisé dans l’analyse des données sur la consommation d’énergie.

Interrogé par l’équipe de l’émission Xenius sur Arte, Ulrich Grebeler, Docteur en génie des sciences de l’informatique de l’Université du Rhin Waal des sciences appliquées, déclare :

Qu’est-ce que l’électroménager peut bien révéler sur ses utilisateurs ?

« Les appareils récents qui communiquent les données en temps réel sont une source d’information à forte valeur ajoutée.
La précision est telle que nous pouvons reconnaitre toutes les configurations d’appareils.
A partir de la consommation que génère la luminosité d’un téléviseur par exemple, nous pouvons même identifier quel film visionne le téléspectateur.»

Les informations de consommation d’énergie transmises par les compteurs deviennent le miroir du mode de vie d’un foyer.
De quoi intéresser les groupes énergétiques mais également les entreprises commerciales, les commissions d’enquête et les cambrioleurs.

 

Yann Padova, chargé des compteurs communicants à la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), confirme que l’on est capable de déduire l’identité d’un équipement électrique car chaque appareil à une empreinte électrique.
Le message est clair, on peut, en analysant la courbe de charge de la consommation, en déduire à l’aide d’algorithmes, quels appareils sont utilisés car ils disposent tous d’une empreintes électriques les identifiants.

« Il existe des startup qui arrivent à déduire l’identité de votre équipement parce que chaque appareil à une empreinte spécifique.»

Si après cela, certains ne sont toujours pas convaincus qu’Enedis nous ment, et qu’il est donc techniquement possible de déduire une grande quantité d’informations très pertinentes provenant des collectes du Linky, sur nos habitudes de consommation …

Pour rappel, la CNIL précise qu’elle n’a aucun moyen de vérifier ce qu’il se passe dans le compteur, seul Enedis à la main dessus.

 

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Le compteur Linky est-il piratable ?

Le collectif Chartres de Bretagne
Pétition Anti-Linky

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Le compteur Linky est-il ultra-sécurisé comme nous le dit Enedis et donc non-piratable ?

Enedis et la presse ne cessent de nous rabâcher que le compteur Linky est sécurisé voire ultra-sécurisé. Est-ce la réalité ou bien, peut-on légitimement en douter ?

Que dit Enedis à ce sujet ?

Plaquette, le compteur Linky tout simplement
Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper, détecter et juguler toute tentative d’intrusion.

Plaquette destinée aux parlementaires : Linky, le nouveau compteur communicant d’eRDF
Notre entreprise est très vigilante quant à la sécurité des données qui transitent dans la chaine numérique, du compteur Linky jusqu’à ses systèmes d’information. Les données qui circulent dans le système d’information Linky font l’objet d’un cryptage sur toute la chaine.
Une équipe dédiée à la sécurité du système au sein du programme Linky est quotidiennement mobilisée sur ce sujet. ERDF travaille en outre étroitement avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) : le système Linky respecte le référentiel de sécurité certifié par l’ANSSI.

Plaquette Linky destinée au public : Tout savoir sur le compteur Linky
Plaquette Linky
Le dispositif de sécurité mis en place est conforme à la réglementation.

Foire aux questions sur le Linky
Foire aux questions
Les données sont-elles sécurisées ?
Oui, les données sont sécurisées … Enedis a mis en place un dispositif complet pour anticiper et détecter toute tentative d’intrusion dans le compteur.

Est-ce que le système informatique du compteur Linky est sécurisé ?
Oui … Le niveau de sécurité est parmi les plus élevés.

Interview de Gilles Rollet, Directeur Régional Enedis Poitou-Charente
Interview dans la Nouvelle République
Linky respecte l’ensemble des préconisations faites … de sécurité et de protection des données privées.

Interview Bernard Lassus, Directeur du projet Linky
Interview dans la Dépêche
Dans le cadre de la cybersécurité, nous avons collaboré avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information. Nous avons mis en place une cryptologie très forte des données, des systèmes contre les intrusions des hackers. Le système est vraiment sécure.

Interview Bernard Lassus sur RMC

Jean-Jacques Bourdin : Linky est un boitier connecté, il risque donc d’être piraté ?
Bernard Lassus : Alors là, Il faut savoir qu’on travaille avec l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information et on suit exactement l’ensemble des recommandations. Tous les signaux sont cryptés, il y a des éléments de technologie très avancés qui s’autodétruisent en cas d’intrusion massive.

Donc, si on croit Enedis, le système Linky est ultra-sécurisé, les hackers n’ont qu’à bien se tenir. La technologie française c’est quand même autre chose, elle ne craint pas le piratage !!!!

Pourtant, il y a … un très gros problème sur la chaine Linky.

En effet, le concentrateur, situé dans le local transformateur de quartier, n’est pas si sécurisé qu’Enedis veut bien le dire. Pourtant c’est lui qui pilote tous les compteurs Linky et qui se charge de la récupération et de l’envoi des données de consommation des logements.

Explications :

Le concentrateur (iTron PLCC MK3), que l’on voit ci-dessus, est un ordinateur sans écran, et comme tout ordinateur, il dispose de logiciels pour assurer son fonctionnement. Or, parmi eux, se trouve le logiciel Oracle Java.

La preuve en regardant la description technique du concentrateur iTron PLCC3G MK3 fabriqué dans l’usine de Cahors (46) dans laquelle il est stipulé que : « Le concentrateur est équipé d’une machine virtuelle Java qui permet de recevoir une application Java. »

Plaquette iTron PLCC3G (Mark3)

La documentation officielle du compteur Linky iTron prouve que c’est bien le concentrateur PLCC MK3 qui est l’équipement de communication du Linky.

Il ne fait aucun doute que ce concentrateur utilise Java, il est même indiqué que la collecte des données de comptage est réalisée par l’application Java !

Malheureusement, quel logiciel trouve-t-on à la première place des logiciels contenant le plus de failles de sécurité dans le classement mondial en 2015 ?
Le « vainqueur » est … Oracle Java, avec plus de 119 vulnérabilités recensées en 2015 dont la moitié des failles restent non corrigées !!!!
Cette information provient du cabinet Secunia, spécialiste mondial de la sécurité informatique.

Qu’en est-il de la France ?
Flexera, autre cabinet spécialisé dans la sécurité informatique, donne Oracle Java en seconde position des logiciels les plus exposés aux failles de sécurité sur le marché français en 2016, avec de nombreuses vulnérabilités, dont la moitié restent non corrigées.

Rapports Flexera (France)

Tout informaticien correctement formé, sait que Java est l’une des portes d’entrée préférées des hackers pour s’introduire sur un système informatique et en prendre la main. Enedis nous annonce pourtant que son compteur vert est ultra-sécurisé, alors même qu’il utilise Java au cœur de son système de communication, dans le concentrateur, chargé du pilotage des compteurs Linky.

Comment peut-on encore penser que le système Linky est ultra-sécurisé alors qu’il utilise le logiciel le plus exposé aux failles de sécurité, permettant aux hackers de prendre le contrôle sans aucune difficulté ?

C’est à se demander si Enedis ne se moque pas de nous.

Quelques exemples trouvés dans la presse spécialisée (informatique et sécurité).

Java : un logiciel vulnérable à désactiver plus que jamais

 

Il pleut des failles dans Java et Flash. Pensez à désactiver ces plugins en attendant le correctif.

 

Java : il reste des failles malgré les correctifs d’Oracle

 

Java : les failles de sécurité persistent malgré le patch correctif

Il y a déjà des exemples de piratages de compteurs communicants (en Allemagne et en Espagne par exemple), qui fonctionnent avec les technologies similaires à celles du Linky.


Piratable ou pas ?

 


Les compteurs Linky à la merci des pirates ?

 


Linky : nos données seront-elles en sécurité ?

 

Les mensonges d’Enedis (ex eRDF) sur les Radio-fréquences

Lettres de refus (exemples à télécharger), sommation par huissier et protection du compteur

Bernard Laurans, Directeur Régional d’Enedis (ex eRDF) Bretagne affirme en direct sur l’antenne de Radio Bleu Armorique que Linky n’émet aucune radio-fréquence.
Vous pouvez écouter les propos de Monsieur Laurens ci-dessous.

Bernard Laurans sur Radio Bleu Armorique

Cette affirmation est proprement hallucinante et mensongère.

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Qu’est-ce qu’une radio-fréquence ?
Le terme radio-fréquence (souvent abrégé en RF) désigne les ondes radio dont le spectre est situé entre 3 KHz et 300 GHz, ce qui inclut les fréquences utilisées par différents moyens de radiocommunication, notamment la téléphonie mobile, le Wi-Fi ou la radiodiffusion, ainsi que des signaux destinés à d’autres usages comme les radars ou les fours à micro-ondes.
Définition radio-fréquence

Rappelons la fréquence utilisée par le CPL du compteur Linky dans sa version actuelle en norme G1. Enedis parle bien d’une plus haute fréquence de 63 à 74 KHz superposée au signal électrique.radio-2

Les fréquences de 63 et 74 KHz (63 000 et 74 000 Hz) sont bien des radio-fréquences puisqu’elles sont comprises dans la plage des 3 KHz à 300 GHz (3 000 à 300 000 000 000 Hz). Pourquoi alors, Monsieur Laurans, indique que le Linky n’émet aucune radio-fréquence ?

 

Regardons le fonctionnement du CPL (Courant Porteur en Ligne)
Le principe des CPL consiste à superposer au courant électrique alternatif de 50 ou 60 Hz un signal à plus haute fréquence et de faible énergie. Ce deuxième signal se propage sur l’installation électrique et peut être reçu et décodé à distance. Ainsi le signal CPL est reçu par tout récepteur CPL de même catégorie se trouvant sur le même réseau électrique. Cette façon de faire comporte cependant un inconvénient : le réseau électrique n’est pas adapté au transport de hautes fréquences car il n’est pas blindé. En conséquence, la plus grande partie de l’énergie injectée par le modem CPL est rayonnée sous forme d’onde radio.
Fonctionnement du CPL

De plus, Bernard LAURANS compare le CPL utilisé depuis les années 60 pour les heures creuses et pleines avec le CPL utilisé par le Linky. Le premier à une fréquence de 175 Hz alors que le second à des fréquences de 63300 et 74000 Hz (soit 400 fois plus) dans sa norme G1 et 36 fréquences de 35938 à 90625 Hz en norme G3 !
La fréquence de 175 Hz n’est pas une radio-fréquence contrairement à celle du Linky.

Mensonges pour tromper les personnes ou erreurs involontaires ?

 

Qu’en est-il du fameux module ERL (Emetteur Radio Linky), qu’ Enedis « oublie » toujours de mentionner.
Ce petit boitier, qui n’est pas installé de base dans les actuels Linky, le sera dans quelques semaines. Il sera payant, sauf pour les ménages à faibles revenus, et permettra de connecter le fameux boitier permettant d’avoir sa consommation en temps réel. Précision importante, la recommandation initiale de la Directive Européenne, conditionnait l’installation des compteurs communicants (Linky) avec l’installation du boitier d’information sur la consommation en temps réel, et cela devait être sans frais pour le consommateur !
La même recommandation était faite par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie).

Non seulement, le boitier n’est pas encore proposé aux ménages français, mais quand il le sera, cela sera payant. Le plus grave, est que ce boitier se connectera au compteur Linky (sur l’ERL) avec un protocole de Radio-fréquence nommé le ZigBee. Ce dernier ayant une fréquence de … 868 MHz (868 000 000 Hz).

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Fréquences du ZigBee

Contrairement aux propos de Monsieur Laurans, le Linky émettra des radio-fréquences, et surtout il y en aura de deux types : CPL et ZigBee.

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